Hommage à Guy Marois

Depuis ce triste vendredi 6 janvier 2017, nombre de Boumiens, de Loirétains et d’amis de tous horizons pleurent la disparition de Guy Marois.

Selon son voeu, ses obsèques ont eu lieu dans la stricte intimité familiale.
Samedi dernier, un hommage officiel lui était rendu en présence de Micheline, son épouse, et de ses fils.

Je fus invité à prendre la parole et mon émotion fut grande lorsque je me rappelai le maire de Bou qui m’a si gentiment accueilli dans sa commune, en 1995. Je me souviens des valeurs qu’il défendit sans faiblir à travers son mandat et de tant d’événements publics qu’il égaya de sa bonne humeur et de ses chansons.

Guy ne voulait pas d’un hommage éclatant qu’il méritait pourtant après une longue vie de dévouement et d’engagement.

Ici, je voudrais seulement publier cette chanson qu’il écrivit et interpréta (sur l’air de « Que c’est triste Venise« ), à l’occasion du repas des anciens de la commune de Bou, en octobre 2008. C’était ma première participation à ce repas en tant qu’élu local et il y faisait allusion. Mais ce texte émut tous les participants pour bien d’autres raisons. C’était un premier au-revoir. Désormais Guy nous manquera cruellement.

Nostalgie

C’est d’une voix qui tremble, une voix faiblissante,
Que malgré ces ennuis, je veux chanter toujours.
C’est d’une main qui tremble, une main hésitante,
Que j’ai fait ces couplets d’affection et d’amour
J’aimais tant les chansons, toujours je les adore.
Je voudrais tant chanter, mais je ne le peux plus.
J’aimais tant les chansons et je les aime encore.
Des grands airs d’opéra aux rengaines des rues.

J’en ai chanté des airs et des refrains d’amour !
Opérettes entières, charmeuse Andalousie.
Dassary, Mariano, Guétary, Aznavour,
De Ferrat, de Ferré, j’aimais la poésie
Pour chaque évènement, j’aimais à faire des rimes.
Je chantais ma famille, je chantais mes amis.
Depuis les premiers vers, jusqu’aux couplets ultimes,
J’ai chanté le bonheur et j’ai chanté la vie.

Qu’elle est belle la vie, au sein de ce village
Magnifié par la Loire aux lumineux reflets,
Par toute la magie de sa beauté sauvage,
Par ses sentiers fleuris que l’on quitte à regret.
Tapis de perce-neige, aubépines en buissons,
Somptueux genêts d’or, blanches fleurs d’acacias,
Et que parfois, l’hiver, l’embâcle et ses glaçons
Lui donne une splendeur qu’on n’imagine pas.

Au temps de nos 16 ans, que la vie était belle,
Nous avions la vigueur, nous étions insouciants,
Au temps de leurs 16 ans, que les filles étaient belles,
Que leur peau était douce, leurs regards caressants !
J’aurais, pour les séduire, voulu être poète :
Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Aragon ou Ronsard.
Je rêvais le roman des belles amours secrètes ;
Juliette, Roméo, Héloïse, Abélard.

Je ne fus pas poète, ne fis que des chansons,
Et ce n’est qu’en fantasmes, en rêves, que j’ai pu,
Pour pailler les rigueurs de l’administration,
Cueillir la fleur du mal ou le fruit défendu.
Mais je ne me plains pas, j’ai eu la grande chance
De connaître l’amour, l’amitié, l’affection
Des citoyens de Bou, j’ai gardé la confiance
Des Boumiens, des Boumiennes, j’ai eu leur sympathie.

J’ai chanté les Anciens, j’ai chanté les Anciennes,
Mais je voudrais aussi adresser un salut
A nos nouveaux Boumiens, nos nouvelles Boumiennes,
A nos nouveaux édiles, à nos brillants élus.
Nous avons un Boumien Conseiller Général :
La commune de Bou est reine du canton
Il a de l’énergie et ceci est génial :
Car l’énergie « Soler » rayonne à profusion.

Et je salue, bien sûr, nos jeunes conseillères,
Hélène, Cathy, Claire, au sourire charmant,
Elles encadrent Nicole, notre gentille Maire.
Elles ne sont pas nombreuses mais elles sont le printemps.
Qu’il est loin mon printemps, qu’il me semble éphémère,
Que je voudrais encore, jusqu’à mon dernier jour,
Conserver la douceur des saisons printanières,
Vivre de poésie, de tendresse et d’amour. (bis)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *