Caricatural et excessif mais forcément moins drôle que Charlie Hebdo

Après une séance d’ouverture apaisée, la session reprit dans l’après-midi de jeudi avec l’examen des rapports un par un. Très rapidement, nous entrâmes dans le vif du sujet à propos de la présentation du bilan des trafics de l’année 2016 sur le réseau routier départemental, un sujet qui n’appelait pourtant pas de vote.

L’exposé d’Alain Touchard tourna involontairement à une forme d’apologie de la circulation automobile. Il se félicita de l’augmentation du trafic moyen sur le réseau départemental et sur l’autoroute A19 avec un impact discutable sur la route départementale RD2060 et quasi nul ailleurs. En réalité, la hausse de fréquentation de l’autoroute reste très modeste, au total en dessous des objectifs fixés il y a huit ans et, bien souvent, il s’agit de véhicules qui ne font que traverser le Loiret. Si cela s’accompagne d’une baisse du nombre de poids-lourds, surtout sensible dans la partie fluide de la RD2060, en revanche, dans la métropole d’Orléans, là où la RD2060 devient « tangentielle », le trafic est toujours aussi intense. Or, l’utilisation de revêtements réduisant les nuisances sonores demeure exceptionnelle, malheureusement.
Pas de quoi se réjouir de ce bilan, donc, d’autant que, Alain Touchard le souligna indirectement, le trafic poids-lourds important dans le Loiret suppose des crédits pour l’entretien du réseau routier. D’où une demande assez explicite de relever le budget des routes. Il reçut un accueil mitigé de la part de Pauline Martin, vice-présidente en charge des finances et le Président Saury plaisanta en annonçant qu’il « laisserait Thierry Soler répondre à cette demande ».

Finalement, Alain Touchard posa la question qui aurait dû animer son propos depuis le début : « Comment réduire ce flux de voiture ? ». Ce souci louable prit donc un air d’alibi dans une institution qui semble en permanence en attente d’une augmentation du trafic routier et qui l’encourage systématiquement par ses projets de nouvelles infrastructures.

Invité à réagir par le président en personne, je fis part de mes commentaires, d’autant plus virulents contre la politique routière départementale que nous vivions ce jour-là (22 juin) un épisode de canicule et d’alerte à la pollution dans le Loiret. En effet, c’est avant tout pour notre santé qu’il faut réduire le recours au trafic automobile et aux camions. Cela n’a malheureusement jamais été le choix du Loiret malgré la faiblesse du raisonnement supposant qu’il n’y aurait pas d’activité économique sans nouvelles infrastructures. Ce qui est certain avec une nouvelle infrastructure, ce ne sont pas les emplois qu’elle génère mais les nouveaux déplacements et les nouvelles nuisances routières, climatiques et atmosphériques. Conclusion : « La qualité de l’air, notre santé, dépendent des efforts que l’on entreprendra pour baisser la circulation automobile et de camions au lieu de leur donner encore plus de place dans notre département. »

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Hugues Saury saisit alors l’occasion qui lui était fournie de répondre à mes tweets de la matinée. J’y avais comparé, d’une part, le refus de construire des bâtiments pour héberger les mineurs non accompagnés qui sont en « saturation » et, d’autre part, l’empressement à construire une route partout où l’on détecte un embouteillage. C’est à juste titre que Hugues Saury me rétorqua, s’agissant du pont de Jargeau, que les ambitions routières du conseil départemental sont d’une « précipitation toute relative ». J’avoue volontiers avoir simplifié à l’extrême un raisonnement rédigé en 140 signes, mais peut-être appelait-il une réponse sur le fond.
C’est au contraire la forme du message et le ton de ce blog qui firent réagir le président.
Il me reprocha d’être « excessif » et de détourner ses propos. Quand il m’avait répondu que, si l’hébergement des jeunes est défaillant, c’est qu’il n’y a pas « génération spontanée » de bâtiments, il ne fallait pas y voir un refus de construire. « Je n’ai pas dit que je n’allais pas construire, j’ai dit que nous étions en saturation », précisa-t-il. En imaginant qu’aucun nouveau lieu d’hébergement ne verrait le jour, j’aurais donc « interprété » ses propos et non extrapolé une situation où, malgré des dizaines de jeunes laissés à eux-mêmes ou presque, se succédant depuis des années dans des chambres d’hôtel, le Département n’a jamais envisagé d’accroître ses capacités d’accueil dans des lieux adaptés. Il aurait fallu faire comme si on ne m’avait jamais répondu que cela allait créer ce fameux « appel d’air » qui fait tellement fantasmer les décideurs confrontés à des humains en détresse. Allez, je prends les paris, si, d’ici la fin du mandat, le conseil départemental entame un projet de centre d’hébergement de jeunes mineurs non accompagnés dans le Loiret, je tresse une couronne de lauriers à Hugues Saury.

Revenant à mes propos plus récents, Hugues Saury contesta mon point de vue sur la corrélation entre développement économique et flux automobile. Pour lui, « quand il y a du développement économique il y a un trafic qui augmente, c’est inéluctable, c’est comme ça ». Comme disait Margaret Thatcher : there is no alternative. Reste à savoir quelles sont les sources qui prouvent ce raisonnement. Parce que ceux qui disent que plus il y a de trafic, plus il y aura de victimes du changement climatique, eux, ils apportent des preuves. D’autant que, même si un certain développement économique peu respectueux des humains est évidemment corrélé au nombre de camions qui circulent, ce n’est pas dans un sens qui justifierait que l’on construise des routes : personne n’a jamais démontré que, plus il y a de trafic routier, plus il y a de développement économique. Sauf à considérer que les accidents de la route créent des emplois à l’hôpital (oui, je sais, je suis excessif).

Autre sujet de discorde, Hugues Saury, se disant « persuadé que nous arriverons très prochainement à avoir des véhicules qui seront propres », me reproche une « vision pessimiste » de l’avenir. Un avenir qu’il imagine d’autant plus radieux que l’on aura prévu encore plus de routes pour ces véhicules « propres ». Il a sans doute oublié les réunions dans lesquelles je développe une vision tellement « pessimiste » que j’imagine non seulement des véhicules propres mais des véhicules « intelligents » et « partagés » ce qui, selon certaines prospectives internationales, pourrait réduire de moitié l’encombrement des routes. Et à quoi bon dévier les véhicules des rues des villages s’ils n’émettent plus de polluants et ne font plus de bruit ?
Mais qui irait croire que les écolos sont justement ceux qui attendent le plus de l’innovation, technique ou sociale ? Pas Hugues Saury, en tous les cas. L’espoir qu’il place dans l’avènement des véhicules propres s’oppose au passéisme qu’il attribue à l’écologie.

« Je veux bien qu’on revienne aux charrettes à bras », reprit-il …
« Pour ce qui est d’être excessif, les charrettes à bras, c’est pas mal non plus ! », l’interrompis-je.

Tandis que le journaliste de la République du Centre s’émouvait de notre petit jeu théâtral, je poursuivis en précisant que, loin d’être excessif, il me semblait avoir bien entendu ce qui s’était dit le matin et que je ne croyais pas avoir exagéré.
« Si, vous avez exagéré. » me rétorqua-t-on. Avant de poursuivre par ces mots qui vous valurent l’avertissement publié hier : « C’est intéressant de lire votre blog, c’est caricatural, c’est toujours excessif. »
Je réitère donc mon avertissement.

Qu’il me soit permis ici, sincèrement mais sans « excès », de m’excuser d’avoir coupé la parole au président du Département. Certes, vous l’aurez peut-être noté, mes précédentes prises de parole avaient elles-même été source d’interruptions imprévues. Je stoppai toutefois le tac-au-tac pour laisser Hugues Saury poursuivre. Il m’adressa alors une petite pique en rappelant que la politique que je prône « n’est pas partagée par nos concitoyens ». « On ne peut pas dire que les tenants de vos idées ont fait des scores remarquables », ajouta-t-il. Et en effet, c’est quelque chose que je ne peux nier. Quand bien même, à l’heure où je rédige ceci, un écologiste accède à la présidence de l’Assemblée nationale, je ne peut nier que le parti où j’ai longtemps milité, EÉLV, n’a pas eu les faveurs de l’électorat. Mais je sais que l’écologie ne se résume pas à un seul parti. Ainsi Richard Ramos, issu de CAP21 et présumé sensible à mes idées, a quand même battu la vice-présidente départementale Alexandrine Leclerc, présumée plus sensible aux idées d’Hugues Saury.
Finalement, revenant sur le fond, le président du Loiret réaffirma sa conviction d’avoir « raison de continuer à construire des infrastructures, parce qu’elles sont nécessaires pour les déplacements des Loirétains et l’installation d’entreprises ». Il convint qu’il faut probablement, en parallèle, agir « pour que les voitures soient moins polluantes, pour éviter les déplacements inutiles, pour favoriser les déplacements doux etc. etc. … ». Bien sûr, Hugues Saury est certain que c’est ainsi que ça se passe dans le Loiret. Sans se montrer ni caricatural ni excessif, il appela cela « une politique globale de développement » par opposition à mes propositions qu’il qualifia de « politique de décroissance et de restriction ».

Au fait, avez-vous remarqué la réapparition de ce tic d’Eric Doligé qui faisait systématiquement suivre le mot « développement durable » de « etc. etc. … ». C’est le problème avec l’écologie. Cela suscite tant de diversité dans les exemples qui lui donnent du sens que l’on ne termine jamais l’énumération visant à expliciter les enjeux. Alors qu’avec des centrales nucléaires qui produisent toute l’électricité, c’est tellement plus simple.

Mon collègue Michel Breffy intervint alors et me poussa à reprendre la parole. En effet, ravivant lui aussi une ancienne habitude du président Doligé, il affirma que « si on fait des infrastructures qui améliorent le flux de circulation, automatiquement on pollue moins ». Un argument un peu fantaisiste face au bilan écologique constaté sur chaque nouvelle route, mais un argument si répandu que je continue d’y répondre régulièrement, comme récemment dans une discussion sur Facebook.

J’apportais donc la même précision à mes collègues en citant l’étude d’impact réalisée par le conseil départemental en ce qui concerne la déviation de Jargeau, laquelle établit que la pollution sera en définitive accrue si l’on réalise le projet. Je poursuivis en apportant des réponses à certains des propos d’Hugues Saury. Je rappelai ainsi que même les « véhicules propres » consommeront de l’énergie et que, sauf miracle, cela génèrera des gaz à effets de serre qui perturbent le climat.

Avant que le président lui-même ne mette fin à ce quasi dialogue de sourds, Marc Gaudet tenta de nous émouvoir avec les nombreux emplois perdus dans le Pithiverais. Pour lui, si on peut aménager des routes, il faut le faire pour que les gens ne restent pas au chômage. Il est tout de même curieux, pensai-je, que 40 années de développement économique du Loiret basé sur la profusion des infrastructures routières n’aient pas déjà éradiqué le chômage.

Finalement, c’est au moment du vote de la décision modificative du budget des infrastructures que mes divergences avec l’assemblée se concrétisèrent par un vote discordant et symbolique (une abstention en l’occurrence).
Quand on est conseiller départemental d’opposition, le caractère symbolique des votes est incontournable. Il faut dire que pas un des textes soumis à l’assemblée ne suscite la moindre hésitation parmi les 36 élus du groupe majoritaire. Aussi, avec mes collègues socialistes, il ne nous reste qu’à sélectionner les rapports les plus significatifs auxquels nous dénions l’unanimité et je dois dire que nombre de ces votes symboliques se font avec ma seule voix se distinguant de celle de mes 41 collègues.

Rapport B 01 – Reconduction de la délégation de compétence en matière d’aides à la pierre par le Conseil Départemental du Loiret pour la période 2018-2023
En ce qui concerne la politique de l’habitat menée par le Conseil Départemental, notamment avec la reconduction de la délégation de compétence en matière d’aides aux logements sociaux, il ne fut pas question de briser l’unanimité. En effet, la présentation du rapport par Viviane Jehannet soulignait qu’il est nécessaire d’être plus actif dans ce domaine en facilitant les projets qui répondent plus aux besoins. Comme j’ai longtemps tenu ce discours avec moins d’écho qu’aujourd’hui, mon soutien était acquis.
Hugues Saury renchérit en rappelant que, si la zone de compétence du Département (hors Métropole d’Orléans) n’appelle pas d’effort quantitatif, il reste à convaincre les élus locaux de répondre aux besoins en logement pour les plus démunis et bâtir selon le programme de prêt locatif aidé d’intégration (PLAI). Comme il répondait positivement à la suggestion de Viviane Jehannet de renforcer les moyens budgétaires dans ce domaine, il précisa que, « pour mener une politique ambitieuse de l’habitat, il faudra prendre ailleurs ». Je ne saurais dire mieux. J’ai même une idée de grand investissement qui pourrait être réorienté pour apporter des fonds à la politique de l’habitat 😉

Rapport C 01 – Schéma départemental de cohésion sociale
Un des gros morceaux de la session était l’adoption du schéma départemental de cohésion sociale. Il s’agit d’un document d’orientation de chacune des politiques sociales de la compétence du conseil départemental. Il rassemble ainsi divers schémas qui faisaient défaut depuis plusieurs années pour piloter les choix politiques des collectivités et les interventions des nombreux partenaires de l’économie sociale et solidaire qui contribuent à l’action publique.
Il fut bien sûr rappelé la méthode de dialogue ayant prévalu pour rédiger ce document avec des groupes de travail auxquels j’ai d’ailleurs participé assidument. Je n’irai pas jusqu’à parler de travail « participatif », d’autant que la structure de ce schéma départemental tout comme la rédaction proprement dite restèrent sous le contrôle de l’institution, mais le contraste est flagrant avec la rigidité des décisions départementales durant les précédents mandats.
D’ailleurs, il ne fait pas de doute que les ambitions affichées, équilibre départemental, approche inclusive, refonte et évolution quantitative de l’offre médico-sociale, sont des objectifs largement partagés. Reste que ce document n’est pas un outil programmatique. Tout l’exécutif départemental insista bien là-dessus. Les plans d’actions qui doivent nécessairement découler de ces orientations viendront plus tard. Or cela peut laisser perplexe, notamment certains des partenaires associatifs du conseil départemental. Beaucoup des propositions qu’ils ont pu faire n’ont ainsi pas trouvé place dans les grandes orientations proposées. L’Union départementale des associations familiales, par exemple, souligne que le schéma de cohésion sociale n’aborde quasiment pas la question des mineurs non accompagnés pourtant concernés par la protection de l’enfance.
Ainsi, même si la méthode et les ambitions en matière de solidarité ont évoluée par rapport à un passé récent, le flou et quelques oublis m’incitèrent à ne pas valider totalement le résultat qui nous était présenté. Le schéma départemental de cohésion sociale fut donc adopté à l’unanimité moins une abstention, la mienne.

Rapport C 02 – Création d’une bourse pour reconnaître la réussite des mineurs non accompagnés ayant réussi leur parcours scolaire ou professionnel dans le Loiret
En écho aux débats de la matinée, nous en vînmes à discuter la proposition d’offrir 10 bourses annuelles de 5000 euros à des jeunes migrants ayant rapidement réussi dans notre pays. Il s’agissait donc d’instaurer une reconnaissance des efforts d’intégration de ces jeunes étrangers arrivés en France sans famille. Toutes les études menées à leur sujet soulignent que l’intégration de cette catégorie de migrants est tout à fait remarquable. La France leur offre l’école publique et ils y investissent leur énergie au point que certains d’entre eux, pourtant partis de loin, atteignent des succès exceptionnels.
Cependant, comme le fit immédiatement remarquer ma collègue Hélène Lorme, instaurer une bourse pour 10 d’entre eux chaque année, c’est un peu vite oublier que tous sont méritants, sous une forme ou une autre. Marie-Agnès Courroy proposa de garder la même somme de la répartir plutôt entre tous les jeunes concernés.
Enfin, Christophe Chaillou fut le plus virulent contre ce dispositif. Il prit l’exemple d’autres enfants tout aussi méritants qui ne sont pas des mineurs non accompagnés. Autrement dit, il opposait aux efforts de jeunes étrangers abandonnés, ceux de jeunes Français vivant dans leur famille, craignant que cette discrimination ne fisse le lit de l’extrême-droite.

Hugues Saury lui rappela que le Département agissait dans son domaine de compétence et qu’il est évident que les jeunes Français ont accès à d’autres dispositifs, comme par exemple quand ils sont apprentis et relèvent du conseil régional.
Il porta le débat à une dimension plus générale et presque philosophique en défendant la reconnaissance du mérite plutôt que l’attribution des aides à tous. C’est peut-être un élément discriminant entre la droite et la gauche, suggéra-t-il ?

Alexandrine Leclerc insista sur différents éléments contenus dans le rapport et qui rappellent le parcours difficile de tous les jeunes mineurs non accompagnés. J’avais d’ailleurs été agréablement surpris de découvrir les attendus justifiant cette création de bourse. Le rapport précise en effet que les jeunes dont il est question « font preuve d’une résilience symptomatique », « d’une volonté d’intégration passant par la réussite scolaire et/ou professionnelle », « ils obtiennent des résultats tout à fait louables », « de par leur investissement, leur comportement et leur foi en un avenir meilleur, ils démontrent leur sens de l’effort et de la réussite ». Enfin, « certains » seulement vont encore plus loin et ce serait cela qui justifierait qu’ils obtiennent une bourse. Une conclusion qu’Alexandrine Leclerc adopta également en concluant par une volonté de gratifier les plus méritants.

Partagé entre la volonté de valider un discours nouveau et plus juste contre ma réticence spontanée envers une sorte d’injustice qui serait créée entre les jeunes, je me résolus à voter en faveur de cette décision en me disant que les cinquante mille euros mis sur la table seraient toujours bons à prendre en attendant mieux. Ce que j’exprimai en soulignant que créer une bourse pour quelques uns ne nous exonère pas de s’occuper correctement de tous.
Auparavant, j’avais contribué à la réflexion philosophique entre mérite et solidarité en posant la question suivante : « si je souhaite la disparition de l’héritage parce qu’il ne repose nullement sur le mérite, suis-je donc de droite ? ».

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Rapport D 01 – Schéma départemental de développement touristique 2017-2022
Dernier rapport examiné ce jeudi 22 juin, l’adoption de ce schéma départemental du tourisme ne faisait bien entendu aucun doute. Comme pour la cohésion sociale, il s’agissait d’un document élaboré en dialogue avec les partenaires du conseil départemental et aussi d’un document légal qui manquait depuis plusieurs années. Il fut présenté par Frédéric Néraud, vice-président en charge du dossier et fraîchement élu président de l’Agence de développement et de réservation touristique du Loiret.
Si la démarche recueillait mon approbation, le contenu final me laissait très largement sur ma faim. Non pas que je manque de « l’ambition du développement touristique du département ». Mais les axes prioritaires de ce développement me paraissent discutables.
J’expliquai ainsi que, plutôt que de privilégier à nouveau une politique de pôles répondant à l’équilibre entre territoires et promouvant un tourisme pour clientèle aisée, j’aurais voulu que soit mis en avant le tourisme durable et notamment l’idée que l’on puisse aménager durablement le département par le tourisme. Le succès de La Loire à vélo montre bien que le tourisme « doux » peut devenir structurant et que les modalités du tourisme de masse du futur sont peut-être à inventer. Enfin, parce que le tourisme est un loisir, j’insistai sur la mise en valeur du Loiret à l’usage de ses habitants eux-mêmes.

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Frédéric Néraud me répondit que cette option était présente dans le schéma mais qu’il ne voyait nulle nécessité à en faire un axe prioritaire. Il est intéressant que les Loirétains bougent dans le Loiret mais cela ne se décrète pas, ajouta-t-il. Autrement dit, on a fait un beau schéma mais il ne faudrait pas qu’il change les habitudes des uns et des autres.
Pas plus convaincu par cet argument que par le rapport lui-même je décidai de voter contre son adoption … laquelle recueillit donc l’unanimité moins une voix.

Une réflexion au sujet de « Caricatural et excessif mais forcément moins drôle que Charlie Hebdo »

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