Communiqué : Le conseil départemental du Loiret sait aussi se montrer indulgent

La commission permanente du conseil départemental du Loiret examinait ce matin le traditionnel bilan des aides départementales accordées aux entreprises industrielles et artisanales. Cette intervention économique, facultative par le passé, n’est désormais plus de la compétence du Département. Le suivi des accords pluriannuels avec les anciens bénéficiaires se poursuit néanmoins et il est toujours aussi peu exigeant.

L’affaire Nokia défraie l’actualité et démontre une nouvelle fois le cynisme des grands groupes auxquels les pouvoirs publics accordent leur confiance. Il n’y a pas lieu d’être optimiste pour les salariés français du groupe finlandais mais, à défaut d’obtenir des résultats, le gouvernement se montre pugnace et c’est l’image de Nokia qui pourrait en prendre un coup. Même si les entreprises aidées par le conseil départemental du Loiret sont bien loin des multinationales sans foi ni loi, on pourrait peut-être leur demander des comptes avec un peu plus de sévérité, à l’instar de celle que le Département applique parfois en matière d’aides sociales.

Les élu.e.s de la commission permanente avaient à juger, ce matin, des entreprises ayant pris des engagements qui arrivaient à échéance en 2016. Ces entreprises ont plutôt bien respecté leurs investissements immobiliers dans le Loiret et certaines d’entre elles ont embauché comme prévu voire au-delà. Il convient de remarquer que si les entreprises investissent et embauchent ce n’est pas seulement pour faire plaisir à la population et verser de généreux salaires aux Loirétaines et Loirétains. En dehors de l’économie sociale et solidaire, les entreprises qui investissent et embauchent le font avant tout pour les besoins de leur activité et finalement pour dégager des profits à destination de leurs propriétaires.

Mais au-delà de celles qui ont réussi à prospérer comme convenu, de nombreuses entreprises aidées n’ont pas respecté leurs engagements en terme d’emplois, ceux qui importent vraiment à la collectivité et qui constituent l’essentiel de la contrepartie aux aides financières consenties. Au total, sept entreprises défaillantes ont manqué à leur engagement pour la création de plus de quarante emplois dans le Loiret. Elles avaient touché des aides atteignant près de 220 000 €.

Et que croyez-vous qu’il arrivera à ces entreprises ayant promis d’embaucher et qui ne l’ont pas fait ? Vont-elles être forcées de restituer l’argent reçu ou bien leur donnera-t-on quitus de leurs engagements faillis ? La réponse est dans la question.

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