Urgence écologique à Saint-Denis de l’Hôtel

Cette fois, ça y est, malheureusement, le projet de déviation de la RD921 à Jargeau a vraiment commencé à faire des dégâts dans le patrimoine naturel et agricole du Loiret, bref dans l’environnement qui nous garantit une bonne qualité de vie.

Les bulldozers et les tronçonneuses ont entamé leurs destructions irréversibles de la forêt au Nord-Est de Saint-Denis de l’Hôtel dans le bois des Comtesses.

On a beau essayer de sourire avec un trucage qui détourne les panneaux apposés par le Conseil départemental, le résultat est affligeant.

Si encore cela servait à quelque chose d’utile.

Mais, malheureusement, même si mes collègues élu.e.s du Département refusent de l’admettre, les rares améliorations à attendre localement sont largement écrasées par les énormes inconvénients du projet, pour les habitants, pour les espèces vivantes, pour les terres agricoles, pour la biodiversité ou le climat de la planète entière … et enfin pour les finances départementales qui paient la lourde facture de cette catastrophe.

Voilà pourquoi, pour dénoncer l’incurie de la collectivité locale et les infractions aux directives européennes relatives à la protection de la zone Natura 2000, j’ai fait partie de la délégation de l’association Mardiéval reçue la semaine passée par le Parlement européen. Il s’agissait d’une séance de la Commission des pétitions au cours de laquelle les eurodéputé.e.s examinaient à nouveau la réclamation déposée il y a déjà dix ans et dont ils avaient alors conclu qu’elle se justifiait par le risque de violation des lois européennes.

Après avoir visionné une vidéo explicite sur la beauté de notre vallée de la Loire puis écouté le plaidoyer de Jean-Marie Salomon, président de Mardiéval (ci-contre), les eurodéputés ont admis que la justice administrative française était trop lente pour empêcher de telles infractions à la législation européenne et ils ont décidé de « garder un oeil sur ce projet » et d’écrire aux autorités françaises pour leur demander de veiller à stopper toute atteinte illégale aux espaces naturels protégés. Malgré les termes mesurés, c’est une nouvelle avancée qui traduit la préoccupation sincère des eurodéputés face à l’inconscience du Conseil départemental du Loiret vis à vis de ses richesses environnementales et sa biodiversité locale.

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