Communiqué : Notre-Dame-des-Landes : La raison l’emporte

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années. Né, dans les années 60, du rêve de faire décoller en masse des Concorde depuis l’Ouest de la France, ce projet s’était ensuite longuement enlisé avant de revenir sous la forme d’une vaste opération commerciale. Dans le partenariat public-privé conclu avec l’entreprise Vinci en 2010, il s’agissait avant tout d’aménager une immense galerie marchande où le chaland serait attiré par la présence d’une aérogare et d’une piste d’aviation lui permettant accessoirement de faire un voyage après ses emplettes.
En décidant de mettre fin à cette ineptie, le gouvernement d’Edouard Philippe montre sa capacité à prendre des décisions rationnelles en fonction des besoins réels des Français et des nécessités de l’économie. Un large consensus existe désormais, en effet, y compris parmi les économistes les plus libéraux, pour dire que notre pays n’a plus besoin de grandes infrastructures de transport pour son développement. Des investissements bien plus efficaces dans le numérique ou la transition énergétique doivent capter les ressources publiques en lieu et place des TGV, aéroports ou autoroutes. De ce point de vue, la décision prise aujourd’hui marque une véritable entrée dans le monde politique du futur.
Il fallait un certain courage et surtout de la détermination pour accepter de reconnaître la vanité de positionnements publics qui ont longtemps dominé et pour dépasser les vieilles habitudes d’élus bâtisseurs qui sont encore attachées à tant de carrières politiques interminables. En tant que militant de longue date contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, je me réjouis du choix opéré aujourd’hui. En revanche, en tant qu’élu du Loiret, je ne peux que déplorer que la posture politique innovante et rationnelle du gouvernement ne soit pas d’actualité dans notre département et que des pratiques politiques du siècle passé reviennent en force en même temps que les projets routiers imaginés à l’époque.

Des écologistes au gouvernement … mais pas EÉLV

A la suite du remaniement ministériel de la semaine dernière, les commentaires se sont multipliés à propos de l’entrée d’écologistes au gouvernement.
Malheureusement, aussi talentueuse soient les personnes, ce que l’on attend vraiment, c’est une réorientation de la politique menée.

Prenons l’agriculture par exemple.
Mis à part une minorité d’entre eux, notamment ceux convertis au bio, les paysans ont été entraînés dans une spirale industrielle démentielle. L’agro-écologie donnerait de bien meilleurs résultats, des produits sains et de quoi employer plus de monde avec des revenus normaux. Sauf que les exploitations ont été mécanisées puis financiarisées à outrance en même temps que les méthodes de cultures exigeaient de plus en plus de poisons. Le résultat c’est la détresse des agriculteurs et des atteintes à la santé publique dont ils sont les premières victimes. Contrairement à ce que pensent les manifestants d’aujourd’hui, il leur aurait fallu plus d’écologie pour préserver un métier utile et rémunérateur. Mais sans doute est-il plus facile de s’en prendre à une femme secrétaire d’État écolo ou à l’Europe que de se retourner contre leurs véritables fossoyeurs du côté de l’industrie chimique, des banques et de la grande distribution ?

Et si le nouveau gouvernement proposait autre chose que des aides pour conserver une agriculture productiviste sous perfusion ?
Voilà ce que j’appellerais un « verdissement ».

En tant que porte-parole local d’Europe Écologie Les Verts, j’ai été amené à m’exprimer sur ce remaniement, tout d’abord par un communiqué de presse puis, ce matin, sur l’antenne de France Bleu Orléans :

Enfin, mon point de vue apparaît également dans la République du Centre à retrouver sur ma revue de presse.

Un petit maillon contre un grand projet

Comment économiser plusieurs centaines de millions d’argent public en période de vaches maigres ?

Ce samedi, près de quarante mille manifestants ont trouvé un élément de réponse en suggérant une nouvelle fois l’abandon d’un projet inutile et coûteux : l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
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