À 18 ans, mettons les enfants à la porte, ce sera toujours ça de moins à payer

La canicule est de retour dans le Loiret, avec son lot de bons conseils et de restrictions. Le débit de la Loire est en dessous de tout, la nappe de Beauce a franchi le seuil entraînant des mesures de préservation, il va falloir s’habituer à ces épisodes météorologiques extrêmes d’autant que, comme je l’exposais dans mon premier compte-rendu de la dernière session plénière du Conseil départemental, bon nombre de dirigeants politiques ne sont pas prêts à entreprendre une transition écologique allant au-delà de modestes ajustements de nos modes de vie. Inutile d’en rajouter à ce sujet. Je vais plutôt poursuivre mon compte-rendu de la session et ce n’est pas trop tôt vu qu’elle se déroulait les 20 et 21 juin 😉

Plusieurs rapports examinés par l’assemblée départementale abordaient les questions sociales qui lui incombent en priorité (même si la majorité trouve plus de panache à dépenser une centaine de millions pour promouvoir les déplacements automobiles et les transports routiers). Il s’agissait notamment de la lutte contre la pauvreté, le premier accueil des usagers des services sociaux et la prise en charge des jeunes protégés par le dispositif d’aide sociale à l’enfance (ASE).

L’actualité de l’été m’amène à aborder d’abord la question de ces jeunes pour lesquels le conseil départemental constitue une famille de substitution, soit parce qu’ils sont loin de la leur, soit parce qu’ils en sont séparés pour leur propre sauvegarde.
Ce mercredi 24 juillet, une nouvelle manifestation viendra dénoncer conjointement le Département et l’État pour leur refus de s’occuper d’eux.
C’est le sens de l’appel des associations qui les soutiennent.
Ce sont 150 jeunes qui sont menacés de se retrouver à la rue à la fin de l’été.
Leur tort ? Avoir atteint 18 ans sans leur famille.

Mais quel rapport avec le Département ?
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Lutte contre la pauvreté

Il y a bien des façons de lutter contre la pauvreté.

Le gouvernement vient d’annoncer un plan d’action pour apporter des solutions qui ne sont pas négligeables. Je suis particulièrement sensible à tout ce qui permettra, par des choix collectifs, de faire baisser la dépendance aux énergies fossiles, notamment pour les plus démunis : logements mieux isolés, transports publics efficaces, alimentation biologique dans les cantines et productions locales … etc.

Du point de vue européen, il existait jusqu’à cette année un programme d’aide alimentaire basé sur les stocks issus de la politique agricole commune. Plusieurs pays européens le remettent aujourd’hui en cause, pour des raisons budgétaires, alors que tout laisse penser que cette aide alimentaire fera cruellement défaut. Une immense inquiétude est née parmi les associations françaises qui en bénéficient et l’utilisent pour offrir des repas à ceux qui n’ont rien à manger. Voilà pourquoi le groupe socialiste, écologiste et républicain, dont je fais partie, proposera cette semaine à l’ensemble du Conseil général d’adopter une résolution demandant le maintien de cette politique européenne indispensable.

Bien sûr, il restera toujours la générosité des citoyens pour apporter des moyens aux organisations qui interviennent sur le terrain. Je veux saluer tout particulièrement l’association « Coup de coeur » qui oeuvre à Chécy, Mardié et Bou, depuis des années, afin de récolter des fonds qui seront remis aux Restaurants du coeur ainsi qu’au Secours catholique et au Secours populaire. Après un concert qui se tenait vendredi, Coup de coeur nous invite à une randonnée pédestre ce dimanche à partir de 14h, au départ de la salle Maurice Genevoix (rue de la paix en Algérie à Chécy). Je ne peux que vous inviter à m’y rejoindre.

Oui, je sais, j’écris ces lignes un peu tard et tandis qu’une averse s’abat sur Bou ce matin. Mais ça ne fait rien, peut-être que vous me lirez à temps et qu’il fera très beau cet après-midi pour cette randonnée. Du moins, peut-être aurez-vous envie d’apporter votre obole sous la pluie ou de soutenir Coup de coeur en une autre occasion. De même que ceux qui sont pauvres n’en sont pas coupables pour autant, ceux qui sont assez riches ne doivent pas croire qu’ils ont forcément un grand mérite à posséder plus. Le mérite revient surtout à ceux qui partagent, quel que soit leur propre situation sociale.