Retour sur un long après-midi de découpage

J’ai voulu diffuser dès que possible mon intervention de la semaine passée dans mon précédent billet et il me faut maintenant vous donner un aperçu un peu plus large de cette séance « spéciale » au château de Chamerolles.

Tout d’abord, la délocalisation dans la halle de ce prestigieux site départemental, c’était avant tout une idée du président pour faire un maximum de bruit autour de la question électorale. Il avait d’ailleurs pris la peine d’inviter explicitement tous les maires du Loiret … sauf ceux issus du parti socialiste. Bref, une nouvelle preuve du détournement permanent des moyens de la collectivité au profit de sa propagande partisane.

La mise en scène avait été particulièrement soignée même s’il fallait pour cela installer les conseillers généraux les uns face aux autres en biais vers le public … et quasiment le dos tourné à la tribune où siégeait l’exécutif (ci-contre les élus rangés face à moi). Tout cela fut abondamment filmé par les services départementaux et nul doute que vous pourrez contrôler mon compte-rendu en visionnant la séance sur le site du Conseil général … le jour où cette mobilisation de moyens télévisuels se traduira par un effort sincère de transparence (chiche que le film de toute la journée soit mis en ligne et pas seulement des extraits à la gloire du président dans des réunions internes).

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Pendant la crise, Eric Doligé continue de râler dans son coin

Je sais que ce n’est pas cela qui résoudra les problèmes que rencontre notre pays, mais il me faut encore vous parler de cuisine électorale (et pas seulement de cuisine pour les collégiens).
En effet, en raison de la nouvelle loi électorale adoptée l’an passé pour les départements, le Conseil général était réuni aujourd’hui afin de donner un avis sur le découpage des nouveaux cantons. Je ne vous referai pas tout l’historique mais rappelons-nous seulement que le président Doligé en fait une jaunisse et qu’il a déjà largement utilisé les moyens de la collectivité pour dénigrer le gouvernement sur le thème de la mort des départements ou la fin de la ruralité.

Bref, cela chauffait un petit peu, cet après-midi, à Chamerolles, dans la grande halle réquisitionnée pour s’assurer un auditoire conséquent, à titre exceptionnel. Il est vrai que lorsqu’il s’agit de privatiser les cantines, notre Président préfère le secret des alcôves. Autant vous dire que mon intervention a généré un peu d’agitation. Je m’empresse de vous la livrer in extenso à l’attention de ceux qui avaient d’autres chats à fouetter comme de ceux qui étaient présent mais n’ont pas pu entendre.

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Le développement durable du Loiret passera après les questions électorales

Me revoilà sur le blog à l’occasion de la session plénière qui débutait ce matin.

Cette séance arrive dans un contexte assez particulier car c’est la première fois depuis bien longtemps que la session de décembre n’est pas marquée par le vote du budget. En effet, l’exécutif départemental se plaint amèrement des incertitudes pesant sur les dotations de l’Etat tandis que le Parlement vote la loi de finances. Du coup, le budget 2014 du Loiret a été repoussé au mois de mars ainsi que le permettent les règles régissant les collectivités territoriales.

Le second élément de contexte qui est dans tous les esprits, c’est la nouvelle carte des circonscriptions cantonales qui a été rendue publique depuis dimanche. J’ai déjà commenté ici le mode de scrutin contestable qui sera employé en 2015 pour le renouvellement du Conseil général. Cela impliquait de redécouper entièrement le Loiret et beaucoup d’élus attendaient impatiemment de connaître la carte cantonale.
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Session : Ça flingue à tout va

La session automnale du Conseil général débutait hier par une séance d’actualité politique au cours de laquelle le Président Doligé a débuté par un discours plutôt rageur et aigri qui a suscité des réactions non moins radicales.

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Bravo Jean-Pierre Sueur … et les autres


Eh bien c’est fait et c’est pour moi une joie immense et une satisfaction indéniable : le Sénat connaît sa première majorité progressiste de la Vème République.

Progressiste et … écologiste ! Pas moins de 5 sénatrices et 5 sénateurs viendront apporter leurs compétences et leur conviction dans cette assemblée où ils amènent diversité, féminisation, jeunesse et le souci des générations futures. Leila Aichi, Jean Dessessard, Marie-Christine Blandin, Aline Archimbaud (salut Aline et bravo), André Gattolin, Esther Benbassa, Ronan Dantec, Corinne Bouchoux, Joël Labbé et Jean-Vincent Placé, je vous souhaite bon vent et bon courage, il en faudra encore pour dépoussiérer la Chambre haute.

Dans le Loiret, même si le résultat reste très masculin et ne promet pas vraiment de résoudre la crise écologique, je suis particulièrement fier d’avoir contribué à la remarquable victoire de Jean-Pierre Sueur. Fort de mon statut de « grand électeur », avec mes collègues écologistes, j’ai contribué à la réélection, dès le premier tour, de l’unique parlementaire de gauche du département. Obtenir la majorité absolue, dans un scrutin uninominal puisque l’UMP avait supprimé la proportionnelle, c’était une gageure dans le Loiret. Jean-Pierre Sueur y est parvenu par son travail et son dévouement. C’est peut-être ce qui faisait défaut à ses concurrents, Eric Doligé et Jean-Noël Cardoux, tout ballots de se retrouver en ballotage. C’est ainsi qu’ils ont dû patienter encore six heures avant de recueillir les félicitations de celui qui les avait précédé dans la victoire. Bref, un véritable camouflet pour l’UMP du Loiret et un désavoeu des politiques menées par le Conseil général. Le Président du Département et son Vice-Président favori ne m’expliquaient-ils pas tous les deux, il y a peu, que je ne pouvais rien comprendre aux attentes des maires du Loiret, n’en étant pas un moi-même. Et ces cumulards clientélistes de me raconter qu’ils discernaient parfaitement, eux, les besoins des élus locaux. Belle démonstration par le vote ! Nombre de ces élus locaux du Loiret ont manifestement mis de côté leur sensibilité de droite pour sanctionner l’exécutif départemental.

La même mésaventure est arrivée, d’ailleurs, à Maurice Leroy, qui cumulait le handicap, outre la Présidence du Loir-et-Cher, d’être un ministre en exercice du gouvernement. Il ne sera donc pas sénateur.

Le catalan en moi se réjoui du succès de Christian Bourquin dans les Pyrénées-Orientales, un département dont l’élu socialiste à (presque complètement) délaissé la présidence il y a quelques mois, lorsqu’il prit la tête de la Région Languedoc-Roussillon. Comme quoi, diriger un exécutif départemental ne fâche pas toujours le collège électoral très particulier des sénatoriales ; ou alors, c’est que Jean-Paul Alduy, ancien maire de Perpignan, n’avait plus assez de bulletins dans ses chaussettes.

Je ne terminerai pas ce bilan sans saluer amicalement Dominique Voynet, qui quitte le Sénat au moment où il bascule, après sept ans de combats dans l’opposition, dénonçant notamment le militarisme qui encombre notre pays. Heureusement, il lui reste bien des projets à mener à bien à Montreuil.