Communiqué : le Département du Loiret campe sur ses certitudes dépassées

Le conseil départemental du Loiret entame ce jeudi une session plénière placée sous le signe de la canicule. Le contraste est considérable avec la session de juin 2016 qui fit face aux inondations exceptionnelles frappant le Loiret. Dans les deux cas, cependant, il est indéniable que le climat de la planète nous joue des tours et que cela s’avère souvent dramatique.

Et pourtant, l’assemblée départementale n’y verra certainement aucune raison de remettre en cause ses priorités datant du siècle dernier. L’élément phare du projet de mandat reste plus que jamais le projet de déviation routière à Jargeau, lequel, avec près de 100 millions investis et 100 hectares de terres bétonnées, serait avant tout un gros coup de pouce donné à la pollution sous toutes ses formes. Au lieu d’amorcer localement une transition écologique désormais pilotée par le ministre Nicolas Hulot, le Loiret persiste à développer une économie basée sur les émissions de gaz à effet de serre et la destruction de l’environnement.
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COP21 : le moment de s’occuper du climat

Dans la mesure où il n’est pas permis aujourd’hui de parler de la campagne pour les élections régionales, permettez-moi d’en remettre une couche sur le climat 😉 .

Avant de parler de la COP21, je voudrais faire un petit clin d’oeil à « la fée solaire », une oeuvre de Jean-Pierre Gendra actuellement exposée dans le hall de l’Hôtel du Département, 19 rue Eugène Vignat à Orléans.
Cette sculpture qui magnifie les énergies renouvelables est, selon son auteur, une « contribution à la prise de conscience au défi énergétique actuel ».
Je suis heureux d’avoir contribué à sa mise en valeur par le Conseil départemental durant la COP21.

Ensuite, je vous recommande tout particulièrement la tribune que j’ai publiée la semaine dernière sur le site d’information locale Apostrophe 45.
Pour ceux qui ne sont pas encore abonnés à ce média, le texte est également sur mon site.

Le slogan « c’est le moment ! », qui conclut cette tribune et qu’Apostrophe 45 a choisi comme titre, je l’ai emprunté aux élus écologistes du Parlement européen. Je l’avais déjà utilisé à l’occasion d’événements organisés ces derniers mois, en particulier le 28 septembre à Saint-Jean-de-Braye. J’ai jugé pertinent d’en faire encore l’axe de ce billet pour vous parler de la seule COP21.
On m’objectera sans doute que le « moment » de s’occuper du dérèglement climatique, ce n’est pas seulement ce dimanche 6 décembre 2015, au beau milieu de la 21ème conférence des pays parties prenantes de la convention-cadre des Nations-Unies sur le climat (c’est ce que signifie l’acronyme COP21).
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Osons

Il y a quelques temps, lors d’une session du conseil départemental, j’avais plus ou moins émis l’idée selon laquelle la planète pouvait se passer de l’homme mais que l’homme ne pouvait pas se passer d’elle. Une affirmation qu’Eric Doligé avait acceptée en souriant à l’époque.

Ce slogan peu original mais si pertinent est aujourd’hui celui de l’appel lancé par Nicolas Hulot. En amont de la conférence de Paris sur le climat (COP21 prévue en décembre), il propose une pétition intitulée « osons », un texte très simple adressé aux chefs des États qui se rassembleront dans quelques semaines. Je l’ai signé et je vous invite à m’imiter, non sans avoir visionné ce petit film percutant.

Climat, il faut mettre le paquet

A quelques jours de la rentrée scolaire, nous bénéficions encore de la douceur d’un été 2015 qui ne dément certainement pas le réchauffement climatique de la planète. C’est l’occasion pour moi de vous faire partager quelques réflexions à ce sujet qui m’ont été inspirées par une semaine plutôt studieuse à Lille. En effet, en stage de formation pour élus du 17 au 19 août, j’y ai ensuite participé, du 20 au 22, aux Journées d’été d’Europe Écologie Les Verts. Dans les deux cas, la thématique majeure était la lutte contre les bouleversements climatiques et la préparation de la 21ème conférence internationale qui y sera consacrée par l’ONU, à Paris, du 30 novembre au 11 décembre prochains : la COP-21.

Certes, les priorités ne manquent pas : En matière de relations internationales, il y a bien sûr urgence à trouver des solutions pour les migrants qui tentent d’atteindre l’Europe et pour ceux qui y parviennent, qu’ils fuient un pays en guerre ou qu’ils recherchent seulement un avenir moins désespéré. D’un point de vue national, le chômage massif et persistant appelle une mobilisation de chaque instant pour stopper les inégalités croissantes. À l’échelle locale, nous aimerions évidemment que le conseil départemental offre une meilleure solidarité avec les personnes handicapées.

Et pourtant, je suis convaincu qu’une grande partie de notre énergie doit être consacrée à la crise climatique. Cette question est d’une gravité particulière parce qu’elle se pose à chacun de nous et en tout lieu, d’une part, et parce qu’elle restera posée tout au long de notre vie, d’autre part. Du coup, pour la première fois dans l’Histoire, l’ensemble des pays de la Terre vont se réunir pour décider de la conduite commune à tenir face au défi climatique. Il n’y a pas de miracle à en espérer, bien entendu, mais il faudra peser autant que possible sur le contenu de l’accord international à venir tout en nous organisant pour transformer notre société de l’intérieur, jusqu’à en faire une société sans émission de gaz à effet de serre. Et en plus, il y a de bonnes raisons de croire que cela va de pair avec la réduction des inégalités et une vie meilleure pour tous.

Tous ces points ont été développés lors d’une séance des Journées d’été d’EÉLV à laquelle j’assistais. Vous pouvez la visionner ici et je vous invite tout particulièrement à écouter l’introduction de Ronan Dantec (Sénateur écolo) et le témoignage de Hindou Oumarou Ibrahim (représentante tchadienne des femmes peules autochtones). Elle intervient à plusieurs reprises pour montrer comment le réchauffement climatique désorganise déjà des communautés entières. Sans minimiser les propos tenus par Emmanuelle Cosse (secrétaire nationale d’EELV), Pierre Radanne (expert des questions énergétiques et écologiques) ou Matthieu Orphelin (Fondation Nicolas Hulot), je conseille d’écouter aussi Laurent Fabius (Ministre des Affaires étrangères et futur président de la COP-21). Sa conclusion rappelle que les modifications du climat sont à la source de la déstabilisation de nombreux pays et que la paix mondiale est mise en péril. Par exemple, n’oublions pas que, sans la sécheresse qui a frappé le pays il y a quelques années, le régime syrien de Bachar El-Assad n’aurait sans doute pas subi la contestation qui a conduit aujourd’hui à une guerre atroce dans ce pays.

COP21 : quel accord à Paris en décembre ? par EuropeEcologie

Nous allons sauver le climat

A l’occasion du Conseil fédéral de mon parti, Europe écologie les Verts, j’ai participé au lancement de la campagne nationale « je sauve le climat ».

Cela va se mettre en place progressivement sur le site www.jesauveleclimat.fr où l’on peut d’ores et déjà concevoir son propre slogan.

Il s’agit d’enclencher une dynamique de réussite de la conférence internationale sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre prochain. Cette grande réunion sous l’égide de l’ONU doit déboucher sur un accord engageant plus de 190 pays dans la lutte contre le réchauffement accéléré de la planète pour le limiter à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Dans son dernier livre – “Climat – 30 questions pour comprendre la conférence de Paris“, éditions Les Petits Matins – Pascal Canfin démontre pourquoi le monde arrive aujourd’hui à un tournant : les énergies renouvelables sont peu à peu en train de gagner le match contre le charbon et l’on pourra aussi se passer du nucléaire (moins de 5% de l’énergie consommée dans le monde).
Ce n’était notamment pas le cas en 2009, au moment de la conférence climat de Copenhague qui s’était soldée par un échec. Raison de plus pour se mobiliser et pousser les dirigeants de tous les pays à accompagner ce tournant avec des mesures politiques internationales qui préserveront la planète des bouleversements climatiques.

Dans l’immédiat, je me suis prêté au petit jeu de la photo personnelle en empoignant un panneau qui me convient bien puisque hier encore, je jardinais à Bou en répandant le terreau issu de mon compost. Vous noterez aussi que je porte un T-shirt original que j’ai acheté à la boutique Artisans du monde de la rue de Bourgogne à Orléans. Ce vêtement fabriqué de façon artisanale coûtait un peu plus des 3 euros réclamés dans un supermarché pour des tissus fabriqués par des quasi-esclaves. Mais dix ans après, il est à peine usé et juste un peu déformé. Si l’on y réfléchit bien, non seulement j’ai économisé de l’argent par rapport à des T-shirts bon marché que j’aurais dû renouveler chaque année. Mais en outre, l’impact écologique d’une telle fabrication de qualité est bien moindre. Moins d’énergie dépensée, moins de matière première et plus de travail humain. Pour plaisanter un peu, disons que je ne suis pas bien fringué mais je sauve le climat 😉