Communiqué : le Département du Loiret campe sur ses certitudes dépassées

Le conseil départemental du Loiret entame ce jeudi une session plénière placée sous le signe de la canicule. Le contraste est considérable avec la session de juin 2016 qui fit face aux inondations exceptionnelles frappant le Loiret. Dans les deux cas, cependant, il est indéniable que le climat de la planète nous joue des tours et que cela s’avère souvent dramatique.

Et pourtant, l’assemblée départementale n’y verra certainement aucune raison de remettre en cause ses priorités datant du siècle dernier. L’élément phare du projet de mandat reste plus que jamais le projet de déviation routière à Jargeau, lequel, avec près de 100 millions investis et 100 hectares de terres bétonnées, serait avant tout un gros coup de pouce donné à la pollution sous toutes ses formes. Au lieu d’amorcer localement une transition écologique désormais pilotée par le ministre Nicolas Hulot, le Loiret persiste à développer une économie basée sur les émissions de gaz à effet de serre et la destruction de l’environnement.
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La solidarité sera-t-elle bien « assise » dans le Loiret ?

Alors que la dernière journée des Assises de la solidarité va se tenir ce jeudi 10 septembre, sur le thème de l’insertion cette fois, je reviens de façon plus globale sur le bilan que je tire des premières étapes, en juillet dernier, sur les thèmes des personnes âgées, de l’enfance et des personnes handicapées.

Après des années de système Doligé à la tête du Département, les Assises proposées par le nouveau président, Hugues Saury, renouvellent radicalement l’approche des partenaires extérieurs au Département qui lui sont si utiles pour remplir son rôle de service public social.

L’impression générale qui ressort des deux premières journées est positive. C’est le début seulement mais le rétablissement du dialogue entre administration et associations ne peut que me réjouir puisqu’il figure dans les programmes électoraux du groupe socialiste et écologiste depuis ma campagne électorale de 2008. Cette étape est indispensable au retour à une confiance réciproque entre le Département et ses partenaires.

Bien entendu, ce n’est pas encore « le changement, maintenant » comme disait l’autre. Il y a peu de chances que l’on cesse d’avoir des enfants laissés pour compte quand ils ne sont pas français ou bien de jeunes majeurs sans aucun suivi au sortir d’une enfance difficile (mais de cela, il sera encore question demain lors des assises de l’insertion).
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