Travailler plus pour … travailler plus

Au sortir de la session budgétaire, le conseil départemental se trouve confronté, ce jeudi, à un mouvement social qui réalise d’emblée une large union syndicale. Afin de peser sur un dialogue social assez mal engagé, les agents sont appelés à un rassemblement de protestation face à l’Hôtel du Département. J’ai tendance à penser qu’il y a de quoi.

Le conflit a pour origine la décision unilatérale de supprimer les 5 journées de congés supplémentaires qui avaient été instaurées dans les principes de travail des agents départementaux au moment de la décentralisation, au début des années 80.

On voit ainsi que la vision comptable de la majorité départementale s’exprime aussi en ce qui concerne les ressources humaines. Malgré les changements survenus au sommet de la hiérarchie administrative, ce qui ne peut qu’améliorer le climat de travail des agents, l’idéologie des élus vient de jeter de l’huile sur le feu. En fait, à l’instar de la nouvelle majorité régionale des Pays-de-la-Loire, la droite compassionnelle qui gouverne le Loiret n’entend pas négliger la moindre source d’économie, fusse sur le dos des agents.
Que l’on considère ces 5 jours chômés comme un avantage acquis ou comme une anomalie, il n’en demeure pas moins qu’ils sont partie prenante du « contrat » qui lie l’administration à ses agents. Ceux qui se réjouissaient bruyamment, en d’autres temps, du fait que des fonctionnaires territoriaux de valeur choisissent de travailler pour le conseil départemental au détriment d’autres collectivités devraient avoir conscience de cela. Le salaire, les conditions de travail et les avantages acquis constituent un ensemble indissociable de la relation entre l’employeur et ses agents.

Voilà pourquoi l’on ne peut, selon moi, toucher au temps de travail sans contrepartie.
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