Que personne ne dorme dehors

L’Assemblée départementale recevait ce matin le Préfet de Région, Préfet du Loiret, M Falcone, pour la présentation du bilan de l’activité des services de l’État dans le Loiret en 2016.

Ce fut l’occasion d’un échange sur les différents sujets abordés dans ce contexte.

De mon côté, j’ai choisi de mettre l’accent sur la nécessaire solidarité pour que personne ne dorme à la rue et aussi sur l’intérêt pour notre pays d’accueillir avec bienveillance les jeunes migrants qui arrivent dans notre département.

Voici ce que j’ai lu et ce que j’ai prononcé :

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La réponse du Préfet fut de dire qu’il était conscient de ces questions. En matière de logement ou d’hébergement, les moyens financiers et humains existent et augmentent régulièrement et sans restriction du gouvernement lorsque c’est nécessaire. Mais pas au point de garantir que plus personne ne dormira dehors. Pour ce qui est de la régularisation des jeunes, le Préfet Falcone maintient la ligne de conduite d’un traitement au cas par cas et souligne le nombre non négligeable de régularisations effectuées en 2016 de cette façon en utilisant les dispositifs le permettant (études en cours, vie familiale, …).

De la fermeté dans la bienveillance

Le vendredi 18 novembre était une journée de session plénière du conseil départemental – j’en commenterai bientôt les débats internes.
La première partie de cette séance, cependant, était consacrée au rapport d’activité des services de l’État dans le Loiret en 2015. Selon une tradition tenace, c’est le Préfet Nacer Meddah en personne qui est venu devant l’assemblée départementale pour exposer ce bilan de l’action publique non décentralisée (ci-contre, photo Conseil départemental). Sur les 7 préfets qui se sont succédés dans le Loiret depuis que je suis élu, soit en 8 ans, un seul n’a pas sacrifié au rite du rapport d’activité en séance, accompagné des principaux directeurs des services de l’État.

L’exercice ne présente pas de grands risques car quel élu voudrait se fâcher avec un préfet dans notre République encore tellement jacobine ? C’est ainsi que le président Saury, en ouvrant la séance, enroba d’amabilités personnelles les critiques qu’il ne put s’empêcher de formuler envers le gouvernement devant celui qui en est le premier représentant dans le Loiret.
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Le vote du budget en detail

Comme promis, je voudrais maintenant retracer les débats les plus marquants de la session de la semaine dernière, session au cours de laquelle le conseil général a adopté un budget marqué par des coupes non négligeables dans le domaine de la solidarité. Ces choix nous ont été présentés comme la conséquence de restrictions imposées par l’Etat. Néanmoins, il est clair que la majorité n’entend surtout pas renoncer aux investissements plus ou moins contestables qui endettent durablement le Département. Cela laisse penser que les marges de manœuvre ne sont pas dégradées au point de justifier les suppressions ou réductions de pan considérables de l’action sociale. C’était le sens du communiqué des élus socialistes, écologistes et républicains que vous avez déjà lu ici.
Je me propose donc de vous en dire plus – beaucoup plus 😉 – sur les multiples points de divergences qui sont apparus en séance les jeudi 3 et vendredi 4 avril. Une nouvelle fois, les écologistes, Estelle Touzin et moi-même, fûmes à la pointe du combat, contraints de nous opposer à de nombreuses reprises aux décisions de la majorité, aussi bien pour limiter les dépenses incongrues dans certains domaines que pour préserver un budget raisonnable là où ça compte vraiment. A tel point que nous nous attirâmes ce commentaire ironique de la part du président Doligé : « ah, vous êtes encore contre, on voit bien que vous êtes sortis du gouvernement, plus rien ne va ».
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Le Conseil général du Loiret veut régulariser les jeunes étrangers

A la dernière minute de la session plénière qui s’achevait aujourd’hui, le Conseil général du Loiret, sous la présidence du sénateur UMP Eric Doligé, a adopté à l’unanimité un voeu demandant à l’Etat d’accorder des titres de séjour aux jeunes mineurs isolés étrangers dès l’instant qu’ils atteignent leur majorité.

La conclusion de ce voeu est très claire :
Pour assurer plus efficacement et de façon partenariale le suivi et la prise en charge des jeunes majeurs issus de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans leur projet d’insertion, il est demandé à l’Etat de mettre en œuvre ses compétences de droit commun :
en accordant aux jeunes majeurs leur titre de séjour dès leur majorité en anticipant l’examen de leur dossier, afin qu’ils puissent bénéficier de l’ensemble des aides et dispositifs de droit commun et accéder à l’emploi ;
– en ne refusant plus les demandes de bourses nationales d’étude du second degré de lycée aux jeunes majeurs au seul motif qu’ils sont accompagnés par le Département et aux mineurs au seul motif qu’ils sont pris en charge par l’ASE.

Et notez bien que ce vote a eu lieu le 4 avril et non le 1er du mois.

Communiqué : Les droits de l’enfant d’abord, dans le Loiret comme ailleurs

Élus écologistes du département du Loiret, nous avons appris par voie de presse la publication d’un arrêté du président du conseil général qui annonce l’abandon de sa mission d’accueil des enfants en danger lorsqu’il sont étrangers.
Nous nous insurgeons contre cette décision qui tend à placer le département dans l’illégalité pour des raisons purement comptables alors qu’il s’agit avant tout d’un drame humain, celui d’enfants isolés auxquels nous devons protection.
Les élus écologistes n’ont jamais nié la difficulté financière que crée cette situation. Depuis quelques mois, le gouvernement a mis en place un dispositif de répartition nationale dont nous attendons les effets.
A l’instar d’autres présidents départementaux de l’UMP, le président Doligé a choisi la voie de l’affrontement politicien avec le gouvernement, sur cette question comme sur biens d’autres. Nous souhaitons que l’intérêt des enfants reprennent le dessus dans ce débat et qu’il soit mis fin à la politique de terre brûlée en matière sociale dans le Loiret.

Estelle Touzin & Thierry Soler,
Conseillers généraux du Loiret