La campagne électorale invitée de la session (sauf pour moi)

Avant même le début de la session plénière du Conseil général, ce matin, nous étions interpellés par le Réseau éducation sans frontière qui organisait un rassemblement citoyen devant l’Hôtel du Département. Descendu à leur rencontre avec certains de mes collègues de gauche (Estelle Touzin Micheline Prahecq et Michel Ricoud), je rencontrai trois jeunes mineurs étrangers isolés (sans parents) et de ce fait placés sous la responsabilité du Conseil général. Ils représentaient la trentaine d’enfants dans cette situation qui sont pris en charge dans des conditions assez précaires puisque logés sans encadrement adulte dans des hôtels d’Orléans. Ils me confièrent la pétition qu’ils avaient préparée pour les élus départementaux et que des militants de RESF affichaient sur les murs de l’Hôtel du Département. Jusque-là, nous étions dans le coeur de métier du Conseil général.
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Le Préfet nous rend visite

En attendant de développer un plus ample compte rendu de cette session, je me contenterai d’évoquer la visite du Préfet devant l’assemblée départementale ce matin.

Le représentant de l’Etat dans le département nous a présenté quelques éléments de l’activité et de l’actualité de ses services dans le Loiret.

Contrairement au Président Doligé, le Préfet Moisselin admet que « le redémarrage de l’activité économique tarde à se traduire en terme d’emploi ». Il n’en est pas moins convaincu que la crise, on s’en sort toujours sans rien remettre en cause. En effet, nous serions toujours « sortis par le haut » des « dépressions économiques » du siècle dernier alors il n’y a « pas de raison que ce ne soit pas pareil aujourd’hui ».
Il me semble qu’en prenant en considération la finitude des ressources de notre planète, il est raisonnable de penser que, si l’on peut s’en sortir « par le haut » à l’avenir, ce ne sera sans doute pas en s’inspirant du 20e siècle et en faisant « pareil aujourd’hui ».

Dans un second temps, le bilan des services de l’Etat en matière de sécurité nous est présenté comme particulièrement (auto)satisfaisant . Toutefois, je ne peux m’empêcher de frémir lorsque j’entends dans la bouche d’un aussi haut fonctionnaire une phrase qui aborde la question des gens du voyage en précisant « je ne veux stigmatiser personne mais … ». A-t-on vraiment besoin de la suite pour comprendre ce que signifie ce « mais » ?

Parmi les autres thèmes abordés par le Préfet du Loiret, on trouve évidemment la réforme des collectivités territoriales et il nous est précisé que les infrastructures ou l’agriculture auraient pu elles aussi être à l’ordre du jour. C’est ainsi qu’il faudra attendre une question de David Thiberge pour que l’on entre dans le coeur de métier d’un Conseil général, à savoir les actions sociales, lesquelles ne sont pas les moindres des préoccupations des Français.

Quant à moi, c’est en accord avec des associations de terrain que j’avais préparé une question relative à l’hébergement d’urgence :

J’obtiendrai une réponse qui reconnaît les difficultés qu’entraîne le transfert des moyens réservés à l’urgence vers d’autres formes de lutte contre la précarité des sans domicile fixe. Pour les demandeurs d’asile en revanche, nous aurions tort de nous inquiéter de les voir dormir dehors avec leurs enfants car en fait leur situation est « globalement satisfaisante ».