Une mentalité cantonale qui mène à de grands projets imposés

Avec l’apparition des premiers frimas, le mois de septembre s’achevait jeudi et vendredi dernier par la session plénière d’automne du conseil départemental. Comme il y avait relativement peu de nouvelles décisions à l’ordre du jour, nous débattîmes encore de la contractualisation des aides que le conseil départemental apporte dorénavant aux communes et intercommunalités.

Bien sûr, le dossier de la déviation de Jargeau se glissa également dans les prises de parole, étant donné la récente déclaration d’utilité publique du projet par le Préfet, et ce malgré la révélation du conflit d’intérêt concernant le président de la commission d’enquête publique. D’ailleurs, il est clair que l’exécutif départemental continue de penser qu’il n’y a aucun mal à ce que ce soit un « ami politique » qui ait rédigé un verdict favorable à la déviation. Du coup, je fus parfois pris à partie – invité à « prendre de la hauteur » – comme si le fait d’avoir dénoncé ici-même le dévoiement de la consultation des habitants équivalait à avoir porté des coup bas. A l’inverse, on me demanda de rester zen face à des insinuations marquées à l’encontre du président de l’association Mardiéval, le plus connu parmi les très nombreux citoyens qui estiment que ce projet routier est aberrant.

On verra pourtant que, à propos d’un autre « grand projet inutile imposé », comme on dit à Notre-Dame-des-Landes, certains de mes collègues n’auront aucun scrupule à douter de la neutralité des résultats d’une consultation publique pourtant bien garantie contre les petits arrangements à la sauce pithivérienne.

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