Pauvre pauvre Loiret ! session budgétaire acte 1

Après un report sur lequel je m’interrogeais récemment en conclusion d’un communiqué, la dernière session de l’année du Conseil général se réunit cette semaine pour adopter le budget 2013. Pour adopter et pas pour élaborer le budget puisque celui-ci a déjà été bouclé par le Président et présenté à la presse. Les conseillers généraux sont supposés être les représentants d’un canton et éventuellement en défendre les spécificités de façon indépendante mais n’ayez crainte, ceux de la majorité voteront comme un seul homme, quand bien même ce budget signifierai la ruine de leur canton. Nous avons donc entamé aujourd’hui des débats de plus en plus déconnectés de l’administration concrète d’un territoire.

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Le Préfet nous rend visite

En attendant de développer un plus ample compte rendu de cette session, je me contenterai d’évoquer la visite du Préfet devant l’assemblée départementale ce matin.

Le représentant de l’Etat dans le département nous a présenté quelques éléments de l’activité et de l’actualité de ses services dans le Loiret.

Contrairement au Président Doligé, le Préfet Moisselin admet que « le redémarrage de l’activité économique tarde à se traduire en terme d’emploi ». Il n’en est pas moins convaincu que la crise, on s’en sort toujours sans rien remettre en cause. En effet, nous serions toujours « sortis par le haut » des « dépressions économiques » du siècle dernier alors il n’y a « pas de raison que ce ne soit pas pareil aujourd’hui ».
Il me semble qu’en prenant en considération la finitude des ressources de notre planète, il est raisonnable de penser que, si l’on peut s’en sortir « par le haut » à l’avenir, ce ne sera sans doute pas en s’inspirant du 20e siècle et en faisant « pareil aujourd’hui ».

Dans un second temps, le bilan des services de l’Etat en matière de sécurité nous est présenté comme particulièrement (auto)satisfaisant . Toutefois, je ne peux m’empêcher de frémir lorsque j’entends dans la bouche d’un aussi haut fonctionnaire une phrase qui aborde la question des gens du voyage en précisant « je ne veux stigmatiser personne mais … ». A-t-on vraiment besoin de la suite pour comprendre ce que signifie ce « mais » ?

Parmi les autres thèmes abordés par le Préfet du Loiret, on trouve évidemment la réforme des collectivités territoriales et il nous est précisé que les infrastructures ou l’agriculture auraient pu elles aussi être à l’ordre du jour. C’est ainsi qu’il faudra attendre une question de David Thiberge pour que l’on entre dans le coeur de métier d’un Conseil général, à savoir les actions sociales, lesquelles ne sont pas les moindres des préoccupations des Français.

Quant à moi, c’est en accord avec des associations de terrain que j’avais préparé une question relative à l’hébergement d’urgence :

J’obtiendrai une réponse qui reconnaît les difficultés qu’entraîne le transfert des moyens réservés à l’urgence vers d’autres formes de lutte contre la précarité des sans domicile fixe. Pour les demandeurs d’asile en revanche, nous aurions tort de nous inquiéter de les voir dormir dehors avec leurs enfants car en fait leur situation est « globalement satisfaisante ».