Que personne ne dorme dehors

L’Assemblée départementale recevait ce matin le Préfet de Région, Préfet du Loiret, M Falcone, pour la présentation du bilan de l’activité des services de l’État dans le Loiret en 2016.

Ce fut l’occasion d’un échange sur les différents sujets abordés dans ce contexte.

De mon côté, j’ai choisi de mettre l’accent sur la nécessaire solidarité pour que personne ne dorme à la rue et aussi sur l’intérêt pour notre pays d’accueillir avec bienveillance les jeunes migrants qui arrivent dans notre département.

Voici ce que j’ai lu et ce que j’ai prononcé :

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La réponse du Préfet fut de dire qu’il était conscient de ces questions. En matière de logement ou d’hébergement, les moyens financiers et humains existent et augmentent régulièrement et sans restriction du gouvernement lorsque c’est nécessaire. Mais pas au point de garantir que plus personne ne dormira dehors. Pour ce qui est de la régularisation des jeunes, le Préfet Falcone maintient la ligne de conduite d’un traitement au cas par cas et souligne le nombre non négligeable de régularisations effectuées en 2016 de cette façon en utilisant les dispositifs le permettant (études en cours, vie familiale, …).

Le Conseil général du Loiret veut régulariser les jeunes étrangers

A la dernière minute de la session plénière qui s’achevait aujourd’hui, le Conseil général du Loiret, sous la présidence du sénateur UMP Eric Doligé, a adopté à l’unanimité un voeu demandant à l’Etat d’accorder des titres de séjour aux jeunes mineurs isolés étrangers dès l’instant qu’ils atteignent leur majorité.

La conclusion de ce voeu est très claire :
Pour assurer plus efficacement et de façon partenariale le suivi et la prise en charge des jeunes majeurs issus de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans leur projet d’insertion, il est demandé à l’Etat de mettre en œuvre ses compétences de droit commun :
en accordant aux jeunes majeurs leur titre de séjour dès leur majorité en anticipant l’examen de leur dossier, afin qu’ils puissent bénéficier de l’ensemble des aides et dispositifs de droit commun et accéder à l’emploi ;
– en ne refusant plus les demandes de bourses nationales d’étude du second degré de lycée aux jeunes majeurs au seul motif qu’ils sont accompagnés par le Département et aux mineurs au seul motif qu’ils sont pris en charge par l’ASE.

Et notez bien que ce vote a eu lieu le 4 avril et non le 1er du mois.