Le début des adieux du sénateur Saury

La session d’automne du conseil départemental se tient ces jours-ci et je vais tâcher de vous en rendre compte en pointillé au fur et à mesure.

Tout a commencé hier, mercredi, par une séance d’ouverture au cours de laquelle le sénateur fraîchement élu, Hugues Saury, fit le bilan d’une présidence départementale qu’il va être contraint d’abandonner pour poursuivre sa grande carrière politique nationale.

En revenant sur ses 30 mois de mandat à la tête du Département, il insista sur le renouvellement de la gouvernance par le dialogue – c’est indéniable – et la mise en place d’une solidarité envers les territoires du Loiret – ce qui est plus flou.
Il mit également en avant la nouveauté consistant à avoir écrit un « projet de mandat ». C’est sûr que c’est mieux que rien mais on pourrait penser que cela méritait d’être fait avant les élections.
Il vanta la nouvelle politique contractuelle d’aide aux communes, une amélioration en partie discutable – je l’ai déjà fait ici – mais dont on retient surtout maintenant que, sans cette distribution de subventions dans toutes les mairies du département, la notoriété du candidat au Sénat Hugues Saury eut été forcément moindre.

Après quoi, s’agissant de son « dernier discours » d’ouverture de session avant de partir « vivre l’action politique d’une autre façon », le président tint à dire merci à tous.

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Hôpital public

Exceptionnellement, je vous propose un billet pour annoncer une pétition que je viens de signer.

C’est en effet l’époque des voeux et nous savons tous que notre voeu le plus sincère, celui que nous adressons à nos proches mais aussi à tous ceux que nous côtoyons, amis ou pas amis, c’est « surtout la santé ».

Or, en France, le système de santé est à la fois extrêmement performant et fragile. Je ne reviens pas sur l’emprise des laboratoires pharmaceutiques mais juste sur le fonctionnement quotidien de nos hôpitaux publics. Les laisser en déshérence serait d’ailleurs d’autant plus dramatique qu’ils deviendraient dépendants de ces mêmes labos. Mais les soumettre à la loi du marché est dangereux pour tous. Ne soigner que les maladies ou les malades rentables est une aberration pour la santé de tous. La récente loi qui supprime la gratuité des soins aux étrangers vivant en France en est autre exemple édifiant. Ne pas soigner les pauvres est non seulement parfaitement immoral mais cela signifie aussi que les riches se mettent en danger, comme le prouve un rapport qui a été dissimulé aux parlementaires avant ce vote scandaleux. Bref, la loi du marché à l’hôpital c’est un danger pour tous.

Alors, certes, Orléans pourra bientôt s’enorgueillir d’un vaste hôpital public reconstruit à La Source. Mais on ne peut que s’interroger sur le rôle qui lui reviendra avec la naissance simultanée d’un hôpital privé à Saran. A l’image du sort que le gouvernement réserve aux hôpitaux publics du pays, celui d’Orléans n’a pas fini de souffrir de la concurrence plus ou moins loyale de ce regroupement de cliniques qui s’est opéré avec le soutien du Conseil général et de l’ex-maire Michel Guérin.

Pour toutes ces raisons, je vous invite à visiter le site du mouvement de défense de l’hôpital public et à signer la pétition de soutien.