Communiqué : Fêtons le canal à Combleux !

Ce samedi 14 septembre, le Conseil départemental du Loiret anime une « Escale en fête » à Combleux. Il y dévoilera le choix crucial du nouveau nom du circuit touristique associant la Loire, le canal de Briare et le canal d’Orléans. Re-baptiser le « Triangle d’eau » était sans doute un enjeu majeur qui nécessitait de demander leur avis à tous les Loirétains. J’espère que nous pourrons ainsi bientôt nous « La coulée douce ».
Au-delà de la boutade, il est réjouissant de constater que le canal d’Orléans redevient une préoccupation de la collectivité qui en sera bientôt la légitime propriétaire.
Lors de mon accession au poste de conseiller général en 2008, élu dans un canton où le canal d’Orléans tient une place centrale, j’avais proposé de miser sur un tourisme de proximité et de nature. Je pariais déjà qu’au 21ème siècle, « vacances » ne rimerait plus avec « aéroport » mais avec « vélo » et « rando ». Quelle satisfaction de voir que ce pronostic est aujourd’hui partagé.
Cependant, mettre le tourisme au coeur des projets concernant le canal d’Orléans ne doit pas nous faire oublier la fragilité des espaces naturels qui l’entourent. L’aménagement du canal et son ouverture aux mobilités douces doit se faire dans le respect de la biodiversité environnante.
Le canal d’Orléans est une infrastructure ancienne dont les usages ont considérablement évolué. Au sortir d’un été plusieurs fois caniculaire, il conviendra d’être très prudent quant aux usages de l’eau dont nous disposerons à l’avenir. L’exemple du festival de Loire montre qu’il est plutôt indécent d’imposer aux agriculteurs comme aux simples citoyens des restrictions qui ne s’appliqueraient pas au secteur du tourisme. Le réchauffement climatique peut encore être contenu à l’échelle planétaire mais, même si tel était le cas, il n’en affectera pas moins le Loiret dans les décennies à venir. Nous devons donc imaginer un projet pour le canal d’Orléans qui intègre des sécheresses estivales récurrentes.
C’est dans cet esprit constructif mais prudent que je me joindrai à la fête de Combleux auprès des mariniers des Chemins de l’eau et de tous les amoureux du canal.

11 septembre 2019

Journée tragique pour le patrimoine naturel du Loiret dont le conseil départemental fait le choix d’encourager encore et encore le mode de vie motorisé qui menace la survie de l’humanité au lieu de chercher des solutions alternatives aux nuisances de ce mode de vie.
Mes photos de ce drame local ci-dessous.

Cependant, nous sommes le 11 septembre et je ne peux oublier que cette date appelle à se remémorer les victimes du World Trade Center tout en restant également fidèle, en ce qui me concerne, à la mémoire des victimes du putsch de 1973 au Chili, à commencer par l’héroïque président Salvador Allende.

À côté de ça, la perte d’un simple bois pourrait sembler dérisoire … si la logique qui y a conduit n’était pas si effrayante.








Communiqué : Thierry Soler, conseiller départemental écologiste, soutient le Village de la Loire qui ouvre aujourd’hui à Mardié

Élu depuis 2008 avec le mandat de préserver le canton de Chécy et tout le Loiret des déviations routières, je me réjouis de voir s’ouvrir cette semaine le Village de la Loire, une initiative de dialogue et de lutte contre « le pont et son monde ». Il s’agit de dénoncer les fausses motivations du projet de déviation de Jargeau contre lequel j’ai sans cesse porté la voix des Loirétain·e·s qui veulent un autre développement local. C’est pourquoi je les appelle à rejoindre, pour une journée, une nuit ou plus longtemps, les ateliers et débats qui auront lieu à Mardié.

Au-delà de tous les arguments purement écologistes et climatiques qui suffisent à condamner le projet, c’est également d’un point de vue économique et social que cette déviation peut être qualifiée, à l’instar de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de Grand projet inutile imposé (GPII).
Continuer la lecture

À 18 ans, mettons les enfants à la porte, ce sera toujours ça de moins à payer

La canicule est de retour dans le Loiret, avec son lot de bons conseils et de restrictions. Le débit de la Loire est en dessous de tout, la nappe de Beauce a franchi le seuil entraînant des mesures de préservation, il va falloir s’habituer à ces épisodes météorologiques extrêmes d’autant que, comme je l’exposais dans mon premier compte-rendu de la dernière session plénière du Conseil départemental, bon nombre de dirigeants politiques ne sont pas prêts à entreprendre une transition écologique allant au-delà de modestes ajustements de nos modes de vie. Inutile d’en rajouter à ce sujet. Je vais plutôt poursuivre mon compte-rendu de la session et ce n’est pas trop tôt vu qu’elle se déroulait les 20 et 21 juin 😉

Plusieurs rapports examinés par l’assemblée départementale abordaient les questions sociales qui lui incombent en priorité (même si la majorité trouve plus de panache à dépenser une centaine de millions pour promouvoir les déplacements automobiles et les transports routiers). Il s’agissait notamment de la lutte contre la pauvreté, le premier accueil des usagers des services sociaux et la prise en charge des jeunes protégés par le dispositif d’aide sociale à l’enfance (ASE).

L’actualité de l’été m’amène à aborder d’abord la question de ces jeunes pour lesquels le conseil départemental constitue une famille de substitution, soit parce qu’ils sont loin de la leur, soit parce qu’ils en sont séparés pour leur propre sauvegarde.
Ce mercredi 24 juillet, une nouvelle manifestation viendra dénoncer conjointement le Département et l’État pour leur refus de s’occuper d’eux.
C’est le sens de l’appel des associations qui les soutiennent.
Ce sont 150 jeunes qui sont menacés de se retrouver à la rue à la fin de l’été.
Leur tort ? Avoir atteint 18 ans sans leur famille.

Mais quel rapport avec le Département ?
Continuer la lecture

Quand le bâtiment va tout va (??)

Avant de poursuivre mon compte-rendu de la session récente du conseil départemental, petit retour en arrière sur un épisode qui en annonçait la teneur, écologiste en puissance mais pas vraiment en acte.
Voici une image étonnante de ce que à quoi l’on pouvait assister quelques semaines plus tôt Chécy (photo Dominique Chauveau) : un écolo se lance dans la construction devant un président du Département hilare.
Avais-je retourné ma veste ?
Rassurez-vous, c’est plus simple que cela.
Continuer la lecture