Communiqué : Le Loiret, la planète on s’en fiche

Il y a deux semaines à peine, le Conseil départemental du Loiret se vantait de ses ambitions écologiques baptisées « la planète en tête » et présentait notamment son Bilan Carbone et l’objectif de réduction de ses propres émissions de gaz à effets de serre. Thierry Soler faisait alors remarquer que, si la maîtrise du Bilan Carbone de l’institution n’est pas négligeable, la bataille pour le climat se joue avant tout par la baisse des impacts « Carbone » des politiques menées par la collectivité.

Or, ce n’est pas du tout la voie choisie par le Département quand il annonce peu après sa volonté persistante de rehausser les vitesses autorisées sur les routes du Loiret. Conforme à une priorité depuis longtemps accordée aux déplacements automobiles, ce choix va à contrecourant de la transition énergétique et aggravera sensiblement le Bilan Carbone du Loiret.
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Communiqué : Le Département se trompe de priorité

La commission permanente du conseil départemental réunie ce vendredi a entériné un plan d’aide d’un million et demi d’euros en faveur d’entreprises privées du Loiret du commerce ou de l’artisanat. Cette participation à la relance économique vient après deux autres initiatives similaires dans le domaine de l’agriculture et du tourisme. Elle s’inscrit dans un contexte où beaucoup de ces entreprises sont effectivement en difficulté en raison des contraintes sanitaires qui ont pesé sur notre pays et qui menacent encore. Fallait-il pour autant que le conseil départemental intervienne ?

Depuis longtemps déjà, la décentralisation s’est faite en France sur la base d’une répartition des rôles confiés aux différentes collectivités territoriales. Le Département est ainsi devenu le chef de file des politiques de cohésion sociale tout en gardant des compétences variées dans d’autres domaines. Depuis 2015, la loi a définitivement exclu l’économie du champ d’action des conseils départementaux. C’est pour contourner cette loi que le plan d’aide adopté ce matin consistera à verser la somme à des intercommunalités de façon à doubler leurs propre plan d’aide. Mais, au final, c’est tout de même une part significative du budget départemental qui est réorientée ainsi alors que l’État, les Régions et les communes apportent déjà, et c’est normal, beaucoup d’aides aux entreprises.

Il sera sans doute facile de se réjouir de la capacité qu’a le Département de soutenir ses entrepreneurs. Il y a pour cela des lobbys qui ne manqueront pas de dire que ces aides sont indispensables et qu’elles seront bien accueillies. Mais ces compliments ont un coût. Et les recettes de la collectivité non seulement ne sont pas extensibles mais elles pourraient bien se rétrécir considérablement avec la récession. C’est donc que l’argent va manquer pour d’autres actions qui, elles, incombent prioritairement au Département : autonomie des personnes âgées, insertion des bénéficiaire du RSA, protection de l’enfance, inclusion des personnes handicapées, logement, … les secteurs dans le besoin ne manquent pas.

Malheureusement, presque personne ne semble prêt à défendre les « invisibles » qui devraient être la principale préoccupation de l’assemblée départementale. En accordant son aide aux entreprises à l’unanimité moins une voix, le Département vient implicitement de refuser cette somme aux plus fragiles de ses administrés.

Communiqué : Fêtons le canal à Combleux !

Ce samedi 14 septembre, le Conseil départemental du Loiret anime une « Escale en fête » à Combleux. Il y dévoilera le choix crucial du nouveau nom du circuit touristique associant la Loire, le canal de Briare et le canal d’Orléans. Re-baptiser le « Triangle d’eau » était sans doute un enjeu majeur qui nécessitait de demander leur avis à tous les Loirétains. J’espère que nous pourrons ainsi bientôt nous « La coulée douce ».
Au-delà de la boutade, il est réjouissant de constater que le canal d’Orléans redevient une préoccupation de la collectivité qui en sera bientôt la légitime propriétaire.
Lors de mon accession au poste de conseiller général en 2008, élu dans un canton où le canal d’Orléans tient une place centrale, j’avais proposé de miser sur un tourisme de proximité et de nature. Je pariais déjà qu’au 21ème siècle, « vacances » ne rimerait plus avec « aéroport » mais avec « vélo » et « rando ». Quelle satisfaction de voir que ce pronostic est aujourd’hui partagé.
Cependant, mettre le tourisme au coeur des projets concernant le canal d’Orléans ne doit pas nous faire oublier la fragilité des espaces naturels qui l’entourent. L’aménagement du canal et son ouverture aux mobilités douces doit se faire dans le respect de la biodiversité environnante.
Le canal d’Orléans est une infrastructure ancienne dont les usages ont considérablement évolué. Au sortir d’un été plusieurs fois caniculaire, il conviendra d’être très prudent quant aux usages de l’eau dont nous disposerons à l’avenir. L’exemple du festival de Loire montre qu’il est plutôt indécent d’imposer aux agriculteurs comme aux simples citoyens des restrictions qui ne s’appliqueraient pas au secteur du tourisme. Le réchauffement climatique peut encore être contenu à l’échelle planétaire mais, même si tel était le cas, il n’en affectera pas moins le Loiret dans les décennies à venir. Nous devons donc imaginer un projet pour le canal d’Orléans qui intègre des sécheresses estivales récurrentes.
C’est dans cet esprit constructif mais prudent que je me joindrai à la fête de Combleux auprès des mariniers des Chemins de l’eau et de tous les amoureux du canal.

Communiqué : Thierry Soler, conseiller départemental écologiste, soutient le Village de la Loire qui ouvre aujourd’hui à Mardié

Élu depuis 2008 avec le mandat de préserver le canton de Chécy et tout le Loiret des déviations routières, je me réjouis de voir s’ouvrir cette semaine le Village de la Loire, une initiative de dialogue et de lutte contre « le pont et son monde ». Il s’agit de dénoncer les fausses motivations du projet de déviation de Jargeau contre lequel j’ai sans cesse porté la voix des Loirétain·e·s qui veulent un autre développement local. C’est pourquoi je les appelle à rejoindre, pour une journée, une nuit ou plus longtemps, les ateliers et débats qui auront lieu à Mardié.

Au-delà de tous les arguments purement écologistes et climatiques qui suffisent à condamner le projet, c’est également d’un point de vue économique et social que cette déviation peut être qualifiée, à l’instar de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de Grand projet inutile imposé (GPII).
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Communiqué : Le Conseil départemental, déconnecté des gilets jaunes, refuse de faire un geste et poursuit ses chimères

Le Conseil départemental du Loiret siégeait en séance plénière ces deux derniers jours et il a débattu de ses orientations budgétaires pour 2019. Malgré des commentaires précautionneux et plus ou moins compréhensifs quant à la situation de crise que connaît le pays, ces orientations politiques restent totalement inchangées. Bien sûr, les manifestants crient plus volontiers « Macron démission » que « Gaudet démission » mais ce n’est pas une raison pour ne pas se remettre en cause à l’échelon local. Le Département aurait au contraire un rôle à jouer en accompagnant les tentatives de réponse, certes maladroites et trop tardives, qui sont venues du gouvernement.
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