Joyeux Noël les enfants ! !

Sous ce titre si gai et de circonstance, je vais malheureusement revenir sur un épisode datant de deux semaines et qui contraste fortement avec ce qu’il est convenu d’appeler l’esprit de Noël.
Je crains en effet que la situation de la protection de l’enfance en danger dans le Loiret ne se soit pas miraculeusement redressée depuis qu’un constat accablant en a été dressé par les professionnels concernés et que l’assemblée départementale s’y est montrée très peu réceptive.

Une session chassant l’autre, les 12 et 13 décembre dernier, l’assemblée départementale siégeait à nouveau en plénière. L’ordre du jour n’était pas passionnant, pour l’essentiel des mesures peu clivantes et répétitives … à quelques exceptions près.
D’une part, avant le vote du budget prévu en janvier 2020, le code des collectivités prévoit que les grandes orientations soient débattues. Malheureusement, ce débat d’orientation budgétaire a été largement escamoté.
D’autre part, un débat était également prévu à propos de l’agriculture et du plan alimentaire territorial. Lui aussi fut assez largement escamoté pour laisser place à une opération de communication en faveur de l’agriculture locale, fût-elle affreusement productiviste et nocive pour les agriculteurs comme pour l’environnement.
Enfin, cette session était celle au cours de laquelle est examiné le rapport d’activité des services de l’État, en l’occurrence celui de l’année 2018, un sujet qui, traditionnellement, donne lieu à invitation du Préfet du Loiret avec lequel il est prévu un dialogue. Là encore, de mon point de vue, le long discours préliminaire du Préfet a noyé le poisson. Comme pour les questions agricoles, il m’est apparu tout à fait vain de me glisser dans un créneau de quelques minutes pour secouer ces échanges avec un point de vue écologiste presque totalement absent des préoccupations de l’assemblée comme des services de l’État.
Je reviendrai d’ici peu sur tous ces sujets et quelques autres ayant suscité des interventions de ma part.

En vérité, le sujet qui a véritablement occupé les séances des 12 et 13 décembre, c’est la protection de l’enfance en danger dans le Loiret.

Tout d’abord, l’ensemble des acteurs de ce secteur sensible était mobilisé, pour la seconde fois en quelques semaines, devant les portes de l’Hôtel du Département (ci-dessus une image de la manifestation qui avait rassemblé 400 personnes le 28 novembre). Que ce soient les agents départementaux de la Maison de l’enfance, les professionnels des institutions où sont placés les jeunes, les travailleurs sociaux qui les accompagnent ou le collectif qui soutient plus particulièrement les jeunes d’origine étrangère (COJIE), tous s’inquiètent de graves manquements aux obligations de protection des mineurs de la part du Département. Sans oublier le refus du suivi jusqu’à 21 ans qui est pourtant si important pour éviter une rupture brutale et des drames ultérieurs qui pèsent sur toute notre société.
Face à l’ampleur du mouvement, le président Gaudet a abordé le sujet dès l’ouverture de la session. Toutefois, lui et les élus de la majorité ont préféré s’auto-congratuler pour leurs bonnes intentions plutôt que d’examiner courageusement les carences de leur politique et envisager des mesures plus efficaces ou plus rapides pour y remédier.
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L’illusion de la renaturation

A la veille d’une session de l’assemblée départementale qui ne doit pas prendre de décision importante, le président Gaudet poursuivait aujourd’hui les grandes manoeuvres d’écoblanchiment ou greenwashing de sa politique.
Cette fois, il s’agissait de la prétention de recréer ex-nihilo une forêt durable.
L’essentiel en est dit dans un reportage de France 3 dans lequel j’interviens.

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Vidéos à gogo et débats sur la vitesse à 80km/h

Voici venu le moment d’achever de vous rapporter mon sentiment sur la dernière session départementale. Cela se passait il y a près de deux mois maintenant et, pour vous dire si c’est loin, le conseil départemental lui-même vient de publier le procès-verbal d’un nouveau type qui nous était promis.

Ainsi, vous trouverez tout le contenu des débats, discours, petites blagues, mimiques et grosses âneries dans les trois vidéos ci-dessous. La première correspond à la séance d’ouverture, la seconde rassemble les débats relatifs à chacun des rapports adoptés et la troisième restitue la séance consacrée spécialement au canal d’Orléans.

Bien entendu, ce serait un peu fastidieux, j’imagine, de revoir intégralement ces trois demi-journées de session.

Je vais donc poursuivre et conclure le compte-rendu que j’en avais amorcé pour ce qui concernait la déviation de la RD921 à Jargeau et les grossiers mensonges auxquels s’était livré l’institution départementale à ce propos. Et cela, sans épuiser le sujet de l’addiction aux bagnoles de la majorité départementale et le peu de cas qui est fait de l’urgence climatique que nous rappelle encore la COP25 s’ouvrant aujourd’hui.

En effet, un autre sujet majeur en lien avec l’automobile était à l’ordre du jour du 14 octobre dernier : le rétablissement d’une limitation de vitesse à 90km/h sur une partie des routes départementales. Par ailleurs, j’eus l’occasion de m’exprimer aussi à propos du fonctionnement des collèges du Loiret ou de l’égalité femme-homme. Tout au long de la séance, le groupe socialiste, écologiste et républicain, auquel j’appartiens, avait choisi de s’abstenir sur les votes budgétaires quoique ceux-ci fussent essentiellement des ajustements ; mais des ajustements d’un budget très discutable, notamment en ce qui concerne l’action sociale et plus particulièrement l’enfance en danger.

Enfin, la séance du 15 octobre était exclusivement consacrée au canal d’Orléans et je vais commencer par là.

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De la désinformation dans le Loiret

Le conseil départemental du Loiret a entamé sur le réseau social twitter une campagne de communication scandaleuse qui diffuse des messages faussés à propos du projet de déviation de la RD921 à Jargeau (ci-contre, lancement de la campagne et, ci-dessous, un des messages et une de mes réponses, que je développerai ici).

Il s’agit d’un sujet encore plus brûlant depuis qu’un Village de la Loire s’est installé à Mardié l’été dernier et que ses militants ont dû assister en septembre, impuissants, à la destruction de plusieurs hectares dans le bois de Latingy.
C’est que la collectivité ne veux pas attendre pour faire avancer ce projet pourtant contesté y compris devant la Justice administrative. Car non seulement, le projet est aberrant d’un point de vue social, économique ou environnemental, mais il est aussi soupçonné d’avoir bénéficié d’une déclaration d’utilité publique irrégulière.
Jusqu’à présent, la bataille juridique reste à l’avantage des destructeurs du patrimoine naturel et l’affrontement sur le terrain aussi, d’autant que le conseil départemental est soutenu par une intense mobilisation de la force publique. Il faut dire que le nouveau Préfet du Loiret, arrivé fin août, s’il a tout de suite considéré que le dossier était sensible, n’en a pas moins pris fait et cause pour le conseil départemental contre l’opposition citoyenne dont il n’a pas cherché à connaître les arguments.
Or, ces arguments sont suffisamment convaincants pour que le Département s’évertue désormais à les combattre sur le terrain des idées … en utilisant des procédés de désinformation.

Désinformation !
Le terme est fort mais c’est justement celui que Marc Gaudet a choisi pour tenter de discréditer les défenseurs de l’environnement. « Plus c’est gros, plus ça passe », dit-il aussi des arguments opposés au projet de déviation. Pourtant, les erreurs commises parfois dans le débat par les écologistes sont rapidement rectifiées tandis que la collectivité et son président, eux, n’hésitent pas à employer les grands moyens – et l’argent public – pour propager des informations dont la fausseté leur a été amplement démontrée.
C’est ce que je m’étais notamment acharné à faire, comme d’habitude devrais-je dire, lors de la dernière session de l’assemblée départementale. Je vais reprendre tout cela en détail ici.
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