Le Département se trompe de cible : tant pis pour les pauvres

Nous sommes tous dans le même bateau.

Depuis longtemps déjà, l’Humanité a conscience d’être une seule et même espèce vivante parmi tant d’autres sur la planète. Ce que l’on dénomme, parfois avec effroi, la mondialisation, correspond à un rétrécissement de l’espace et un raccourcissement des durées résultant d’une technologie qui abolit les frontières physiques. Certes, nos lois et nos usages maintiennent des découpages arbitraires, états, départements, cantons même, découpages en grande partie arbitraires et toujours fluctuants qui constituent des barrières entre les humains. Nous n’en avons pas moins un destin commun. Les inégalités, le réchauffement climatique, les doctrines totalitaires, l’extinction du vivant, tout cela menace chacun·e d’entre nous n’importe où sur Terre. Autant dire que l’instabilité de nos vies est déjà la marque de ce siècle. La crise sanitaire mondiale en cours confirme et exacerbe cette situation déjà douloureuse.

Nous vivons des temps incertains.

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Encore quelques brèches dans l’unanimité du conseil départemental

Eh bien, j’ai déjà parlé de cette session de janvier 2020 pour le vote du budget, la protection de l’enfance et les calamités routières. Mon compte-rendu ne serait pas complet sans quelques autres sujets à propos desquels je suis intervenu.

Dans le débat sur le numérique, je m’inquiétai de la position du Département par rapport à la 5G. À propos du réseau départemental de distribution d’électricité, je pointai à nouveau la contradiction entre les beaux discours de défense de la ruralité et la taxation « abusive » des usagers de l’électricité dans les communes de petite taille. Mêmes contradictions, à mon avis, dans la façon de présenter un vœu relatif aux primes des sapeurs-pompiers. Bien entendu, je ne fus pas favorable au subventionnement (facultatif) de l’agriculture productiviste au détriment des besoins sociaux. Je confirmai mes réticences face à la stagnation du financement du fonctionnement des collèges, qui plus est avec des critères encore trop peu équitables. Enfin, je donnai aussi un avis sur la répartition des compétences en matière de gestion du risque inondation.
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Droit dans le mur, un budget pour les voitures


Eh oui, je n’en ai pas fini avec la session de janvier dernier au cours de laquelle le conseil départemental a adopté son budget pour l’année 2020.
Comme vous vous en doutez déjà, il y a un sujet presque rituel contre lequel il m’a encore fallu lutter : le terrible impact des projets routiers du Loiret pour les espèces vivantes et pour le climat.

En effet, tout en présentant quelques verdissements bienvenus dans les politiques menées par la collectivité, l’exécutif départemental n’en démord pas, il faut réserver l’essentiel des dépenses d’investissement pour encourager encore et encore les déplacements les plus polluants.

C’est donc ce que prévoyait le budget 2020 des routes départementales (et de l’aéroport Orléans Loire Valley) qui était débattu le 30 janvier.
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Les enfants attendent toujours (en vain ?) que les bonnes intentions se concrétisent

Poursuivant mon compte-rendu des séances plénières du conseil départemental qui se tenaient fin janvier, je reviens sur le sujet de la protection de l’enfance en danger, très présent dans l’actualité de ces derniers mois et auquel était consacrée une commission générale, autrement dit une séance à huis clos.

Le Président Gaudet en avait déjà dit beaucoup dans son discours (public) d’ouverture de la session et il a abondamment informé les média depuis de sorte que je ne vous apprendrai pas grand-chose des propositions de la majorité départementale dans ce domaine.
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Le budget départemental adopté avec une voix contre

C’est bien connu, l’écologiste n’est jamais content 😉

Comme toute collectivité territoriale, le conseil départemental du Loiret a adopté son budget annuel pour 2020 au cours d’une session de deux journées qui se tenait fin janvier. Alors que notre société évolue très rapidement face à des problématiques de démocratie, d’inégalités, de dérèglement climatique ou de disparition des espèces vivantes, j’ai eu l’impression que la vénérable institution départementale était un peu restée au siècle dernier.

Même si l’assemblée suit son projet de mandat voté en 2015 – une projection dans le futur plutôt bienvenue – et même si cette session était aussi l’occasion de vanter le développement du réseau numérique dans le Loiret parmi diverses orientations innovantes, le sens profond des actions menées reste un brin archaïque. D’une part, les élus se croient toujours investis d’un savoir incontestable qui les autoriserait à décider de tout à la place des citoyens, d’autre part, ils persistent dans le déni de la crise écologique et refusent d’abandonner leur stratégie d’aménagement du territoire à grand renfort d’infrastructures routières comme si les besoins de la population étaient encore ceux des années 70.

Certes, la culture écologique du président Gaudet dépasse de loin celle d’un Éric Doligé. Cela lui permet de pointer des efforts réels entrepris pour verdir sa politique et d’utiliser des expressions comme « transition écologique ». Mais au final, on en revient toujours à un modèle basé sur la croissance infinie et la priorité à la bagnole. Quant aux actions de solidarité, elles sont menées à regret tandis que le budget abonde toujours très généreusement les secteurs économiques qui se moquent du bien-être des Loirétains.
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