On est les meilleurs ! On est les meilleurs ! On est, on est …

Et voilà. Dans 48h, nous désignerons une nouvelle assemblée départementale. Du moins émergera-t-elle la semaine suivante à l’issue du second tour. Ce n’est définitivement plus un secret, je ne suis pas candidat pour un troisième mandat consécutif. Je vais donc, à titre personnel, tourner cette page.
D’autres continuent (ou espèrent continuer), parfois en menant de front deux ou trois fonctions électives majeures et un métier prenant.
Mais que l’on prône le renouvellement en commençant par laisser la place ou bien que l’on s’accroche encore et encore au rôle de conseiller·e départemental·e, l’heure est donc au bilan. C’est justement ce qui constitua une grande partie de la dernière session plénière de ce mandat, laquelle se déroulait à la fin du mois de mai.

Et le moins que l’on puisse dire en ayant écouté mes collègues, c’est que ce bilan est exceptionnel. À les entendre, non seulement le Département est la plus merveilleuse des collectivités locales, celle qui fait le bonheur de toute la population, mais l’action publique menée par cette collectivité dans le Loiret, en dépit des vents contraires, a été particulièrement pertinente, fructueuse et pour tout dire absolument remarquable.
Hourra ! On est les meilleurs !

Vous vous doutez bien que je ne tire pas le même bilan.
Cela transparaîtra donc dans cet ultime compte-rendu de session, un exercice auquel je n’ai jamais dérogé durant 13 années de mandats, sachant qu’il ne touche pas forcément nombre de mes concitoyens mais persuadé que le retour sur mon action est le minimum que je dois à toutes les Loirétaines et les Loirétains, c’est à dire celles et ceux qui étaient directement concerné·e·s par les décisions prises au sein du conseil départemental.

N.B. : les plus motivés parmi vous peuvent aussi revoir tous les enregistrements de cette session et se forger leur propre point de vue.

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Plaisirs d’été

Les manifestations officielles qui occupent mon agenda d’élu vont s’interrompre au coeur de l’été. Ma toute dernière sortie, très agréable, m’a permis d’assister à l’ouverture d’une exposition et à la signature de conventions en faveur du patrimoine et de la biodiversité que la ville de Chécy passe notamment avec deux associations locales (CAVE et Chécy les amis du patrimoine).
Je recommande de visiter l’exposition des superbes photos de Didier Ducanos d’ici le 9 septembre prochain au musée de la Tonnellerie de Chécy. Elle vient conforter le partenariat de la ville de Chécy avec le MOBE, c’est à dire le nouveau Musée d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement qui prendra la suite du Museum. Il y a en effet urgence à protéger et reconquérir la biodiversité autour de nous et notamment dans ce poumon vert à l’Est de la Métropole dont ont très bien parlé Jean-Vincent Valliès, maire de Chécy, et Stéphanie Anton, adjointe au maire d’Orléans, représentant le maire et président de métropole Olivier Carré. Dommage qu’une autre collectivité que je connais bien s’apprête à casser sa tirelire pour venir ravager les lieux à Mardié et attirer à Chécy une circulation automobile accrue.
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2011

L’évolution des techniques permet à tout un chacun, du Président de la République au plus modeste des conseillers généraux, de présenter des vœux à qui veut bien les écouter (ou les lire, ci-dessous).

Je ne serai sans doute pas très original, mais à tous, je souhaite de vivre 2011 en bonne santé, chacun avec des raisons de profiter de la vie, tous ensemble dans notre grande diversité.

A propos de diversité, justement, il y aurait beaucoup à dire. Je forme le vœu que notre ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, comprenne toute la richesse que les humains peuvent retirer de leur diversité. Je souhaite que la liberté de circulation progresse partout dans le monde lorsqu’il s’agit des citoyens et qu’elle ne soit réglementée que lorsqu’il s’agit des capitaux ou des transports de matières premières par exemple.

Je n’oublie pas non plus que s’achève l’année internationale de la biodiversité. Les humains, comme tous les êtres vivants, ne peuvent vivre durablement sans un lien étroit avec leur environnement. Le fait que la multiplicité des formes de vies sur terre soit aujourd’hui menacée, comme jamais par le passé, cela aura forcément un impact sur l’espèce humaine. On ne peut plus construire une route, pas même un collège, mais encore moins une route, sans se poser la question de la surface empruntée à la planète. On ne peut pas négliger le moindre hectare de terre arable dans un monde de 6 milliards d’habitants. On ne peut pas plus négliger la zone humide ou la forêt ancienne qui disparaît sous le béton. Nous devons désormais agir avec plus de précaution.

Pourtant, au sein du Conseil général du Loiret, j’entends souvent des plaintes contre toutes les normes et les « contraintes » légales qui freinent l’action de la collectivité. Et je viens justement d’apprendre, en lisant le Canard enchaîné, que ce genre de discours fut également tenu ces dernières années par un grand industriel du Loiret. Le Président Sarkozy l’avait alors chaleureusement approuvé tout en lui remettant la grand-croix de la Légion d’honneur. Puisque c’est de Jacques Servier qu’il s’agit, je ne peux m’empêcher de penser aux obstacles que l’application du principe de précaution aurait mis en travers du Médiator, un médicament contre lequel le milieu médical se déchaîne aujourd’hui. En fin de compte, peut-être que certaines « contraintes » ne sont pas inutiles.

Voilà pourquoi je souhaite qu’en 2011, on ne regarde plus une fleur ou un papillon comme une « contrainte » pour le développement économique mais que l’on prenne sincèrement conscience que ce sont nos projets qui constituent des « contraintes » pour la qualité de vie. Au lieu d’entendre : « nous aimerions bien construire des autoroutes pour accroître le rendement du CAC40 mais les écologistes nous obligent malgré tout à préserver l’eau potable », on pourrait dire : « nous aimerions bien vivre sans nous épuiser au travail mais procurer à tous un logement et une alimentation saine nous oblige malgré tout à faire tourner quelques usines ». Voilà dans quel sens je voudrais que des « contraintes » s’exercent sur les habitants du Loiret.

Bien entendu, bien d’autres souhaits me viennent à l’esprit pour le canton de Chécy tout comme pour les récifs coralliens des antipodes mais pour conclure je reviendrais seulement à l’essentiel : portez-vous bien et gardez du temps pour vous émerveiller, ce sont mes vœux pour l’année 2011.