Vidéos à gogo et débats sur la vitesse à 80km/h

Voici venu le moment d’achever de vous rapporter mon sentiment sur la dernière session départementale. Cela se passait il y a près de deux mois maintenant et, pour vous dire si c’est loin, le conseil départemental lui-même vient de publier le procès-verbal d’un nouveau type qui nous était promis.

Ainsi, vous trouverez tout le contenu des débats, discours, petites blagues, mimiques et grosses âneries dans les trois vidéos ci-dessous. La première correspond à la séance d’ouverture, la seconde rassemble les débats relatifs à chacun des rapports adoptés et la troisième restitue la séance consacrée spécialement au canal d’Orléans.

Bien entendu, ce serait un peu fastidieux, j’imagine, de revoir intégralement ces trois demi-journées de session.

Je vais donc poursuivre et conclure le compte-rendu que j’en avais amorcé pour ce qui concernait la déviation de la RD921 à Jargeau et les grossiers mensonges auxquels s’était livré l’institution départementale à ce propos. Et cela, sans épuiser le sujet de l’addiction aux bagnoles de la majorité départementale et le peu de cas qui est fait de l’urgence climatique que nous rappelle encore la COP25 s’ouvrant aujourd’hui.

En effet, un autre sujet majeur en lien avec l’automobile était à l’ordre du jour du 14 octobre dernier : le rétablissement d’une limitation de vitesse à 90km/h sur une partie des routes départementales. Par ailleurs, j’eus l’occasion de m’exprimer aussi à propos du fonctionnement des collèges du Loiret ou de l’égalité femme-homme. Tout au long de la séance, le groupe socialiste, écologiste et républicain, auquel j’appartiens, avait choisi de s’abstenir sur les votes budgétaires quoique ceux-ci fussent essentiellement des ajustements ; mais des ajustements d’un budget très discutable, notamment en ce qui concerne l’action sociale et plus particulièrement l’enfance en danger.

Enfin, la séance du 15 octobre était exclusivement consacrée au canal d’Orléans et je vais commencer par là.

Continuer la lecture

Communiqué : Fêtons le canal à Combleux !

Ce samedi 14 septembre, le Conseil départemental du Loiret anime une « Escale en fête » à Combleux. Il y dévoilera le choix crucial du nouveau nom du circuit touristique associant la Loire, le canal de Briare et le canal d’Orléans. Re-baptiser le « Triangle d’eau » était sans doute un enjeu majeur qui nécessitait de demander leur avis à tous les Loirétains. J’espère que nous pourrons ainsi bientôt nous « La coulée douce ».
Au-delà de la boutade, il est réjouissant de constater que le canal d’Orléans redevient une préoccupation de la collectivité qui en sera bientôt la légitime propriétaire.
Lors de mon accession au poste de conseiller général en 2008, élu dans un canton où le canal d’Orléans tient une place centrale, j’avais proposé de miser sur un tourisme de proximité et de nature. Je pariais déjà qu’au 21ème siècle, « vacances » ne rimerait plus avec « aéroport » mais avec « vélo » et « rando ». Quelle satisfaction de voir que ce pronostic est aujourd’hui partagé.
Cependant, mettre le tourisme au coeur des projets concernant le canal d’Orléans ne doit pas nous faire oublier la fragilité des espaces naturels qui l’entourent. L’aménagement du canal et son ouverture aux mobilités douces doit se faire dans le respect de la biodiversité environnante.
Le canal d’Orléans est une infrastructure ancienne dont les usages ont considérablement évolué. Au sortir d’un été plusieurs fois caniculaire, il conviendra d’être très prudent quant aux usages de l’eau dont nous disposerons à l’avenir. L’exemple du festival de Loire montre qu’il est plutôt indécent d’imposer aux agriculteurs comme aux simples citoyens des restrictions qui ne s’appliqueraient pas au secteur du tourisme. Le réchauffement climatique peut encore être contenu à l’échelle planétaire mais, même si tel était le cas, il n’en affectera pas moins le Loiret dans les décennies à venir. Nous devons donc imaginer un projet pour le canal d’Orléans qui intègre des sécheresses estivales récurrentes.
C’est dans cet esprit constructif mais prudent que je me joindrai à la fête de Combleux auprès des mariniers des Chemins de l’eau et de tous les amoureux du canal.

« Ah, si seulement on avait ouvert les vannes ! »

Poursuivant le récit de la session du conseil départemental de juin, je voudrais aborder une question qui est dans toutes les têtes depuis le 30 mai : pouvait-on éviter les inondations entre Fay-aux-Loges (ci-contre) et Chécy en actionnant les écluses du canal et notamment celle de la Patache, à Combleux, qui ouvre sur la Loire ?

Une opinion très répandue et maintes fois répétée depuis le désastre qu’ont connu les riverains du canal et du Cens, c’est de dire qu’on pouvait évacuer l’eau vers la Loire par ce moyen. Et pourtant j’ai des doutes et je vous les soumets.
Continuer la lecture

Des impôts et des représentations extérieures

La deuxième session plénière du nouveau conseil départemental se tenait la semaine dernière.
Elle avait pour but de voter des taux d’imposition et de désigner des représentants du Département dans une multitude d’organismes officiels que j’évoquerais plus loin. Pas encore de quoi se rendre compte des effets du renouvellement de l’assemblée.

En tous les cas, rien de neuf pour ce qui concerne les taxes dont le taux est fixé par le conseil départemental. Pour l’année 2015, ces taux ont été maintenus au niveau de 2014, conformément aux prévisions de recettes adoptées dans le budget voté par l’ancien conseil général. On peut juste noter que ces recettes seront néanmoins plus élevées que l’an passé car ces taux stables sont appliqués à des « bases » plus larges. En gros, le pourcentage versé au Département par les contribuables sera le même mais les contribuables sont plus nombreux et il y a aussi une augmentation de ce qui est imposé (les « bases »). Comme l’impôt est le produit des bases par le taux, l’impôt augmente malgré un taux inchangé. Mais qu’on se rassure, il n’augmente pas beaucoup.

Mais au fait, faut-il se rassurer que l’impôt n’augmente pas ?

Continuer la lecture