La déconfiture, c’est maintenant.

Ouh là là, il ne tiendra pas jusqu’en 2017, notre malheureux président de Conseil général. A voir comment il se désespère de vivre sous un gouvernement de gauche, on a presque envie de le plaindre. Cette grande déception de la majorité départementale a trouvé à s’exprimer très largement ce matin, lors de la séance d’ouverture de notre session de mars, en attendant, demain d’examiner les différents rapports qui nous sont soumis.
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Minable, vous avez dit « minable » ? comme c’est peu équitable : session budgétaire, acte final

La semaine de la session plénière, pour un conseiller général, c’est aussi un peu une semaine gastronomique, il faut bien l’avouer. Néanmoins, je ne crois pas avoir brutalement pris de l’embonpoint au point que le Président du Conseil général me confonde avec Gérard Depardieu et, à l’instar de Jean-Marc Ayrault envers le comédien exilé, en vienne à reprocher un « côté minable » à mes arguments politiques.

Mais qu’est-ce qui a pu énerver ainsi Eric Doligé ? Vous en jugerez par vous même avec cet ultime compte-rendu dont l’issue ne présente aucun suspens : le budget départemental pour 2013 est franchement un budget de droite et il a été adopté sans sourciller par les 27 conseillers généraux de la majorité contre les 14 écologistes, socialistes, communistes et républicains. A se demander à quoi bon nous élire un par un dans des cantons si les votes sont aussi prévisibles que dans les assemblées élues à la proportionnelle.

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Sauvons les investissements pour les riches en réduisant l’aide sociale

Comme toutes les sessions, celle-ci a débuté par un débat de politique générale à propos de l’enjeu du jour qui consiste à voter le budget du Département pour l’année 2012.

L’occasion est donnée au Président Doligé d’exprimer les grandes lignes des rapports qui nous attendent avec une propension de plus en plus marquée à lancer des piques à destination de ses adversaires politiques nationaux.

Ainsi, il nous déclare que la gauche fait de l’autisme face à la crise économique tandis que lui préparerait un budget qui préserve l’avenir. De même, il ne lui a pas échappé que même la ville de Chécy a recours à un contrat de partenariat public-privé (lequel, selon moi, n’est pas de même nature que la systématisation des PPP en vigueur au Conseil général).

La crise est là en effet et les recettes que l’Etat accorde au département sont limitées et encore incertaines.
Dans ces conditions la sincérité du budget est essentielle mais difficile. Pour Eric Doligé, elle consiste à prévoir des coupes drastiques aujourd’hui en s’attendant à un pronostic bien meilleur au mois de mars prochain, date à laquelle une décision modificative donnera un peu plus de marge à ce budget. De ce point de vue, ma crainte est bel et bien de voir des diminutions votées maintenant et jamais remises en cause.

En tous cas, fini les grands discours sur l’optimisme qui caractérisaient ses interventions des années passées mais il y a au moins une satisfaction, si l’on peut dire, c’est que tous les autres départements sont mal en point et souvent dans une situation pire que le Loiret (la bête noire du président reste évidemment le « département voisin au sud » selon sa formule pour désigner le Cher à majorité socialiste).

Il paraît que de nombreux dispositifs en faveur de la population existent dans le Loiret et nulle part ailleurs ; de même, il paraît que tous les départements qui offrent le transport gratuit pour les collégiens vont abandonner ce service public.

Une première réponse de David Thiberge s’étonne de la confusion dans laquelle ont été annoncées certaines décisions récentes avant de tracer quelques pistes d’évolutions possibles d’un budget qui respecterait mieux les attentes sociales, notamment pour les bénéficiaires du RSA ou pour les personnes âgées. On peut notamment s’interroger sur le train de vie de l’institution, notamment en ce qui concerne la communication vers l’extérieur.

C’est ensuite mon tour d’interpeller la majorité départementale :

Manifestement, cette analyse a le don d’agacer Eric Doligé qui me reproche de m’en prends toujours à lui personnellement et, en l’occurrence, de le présenter abusivement comme hostile aux augmentations d’impôt alors qu’il n’a « jamais dit que les impôts ne devaient pas bouger, c’est un choix que l’assemblée fera le moment venu ». En attendant mars 2012 pour connaître le résultat du vote du taux de la TFB je vous laisse méditer sur un extrait du dernier numéro de Décisions Loiret (relatif à l’année 2011 mais où l’on sent tout de même une certaine réticence envers l’impôt avec en outre ce gros mensonge selon lequel la réforme fiscale serait neutre pour le contribuable local) et je vous présente un extrait du projet de budget présenté lors de cette session (la taxe foncière y est évidemment estimée sans évolution du taux).