Communiqué : Fêtons le canal à Combleux !

Ce samedi 14 septembre, le Conseil départemental du Loiret anime une « Escale en fête » à Combleux. Il y dévoilera le choix crucial du nouveau nom du circuit touristique associant la Loire, le canal de Briare et le canal d’Orléans. Re-baptiser le « Triangle d’eau » était sans doute un enjeu majeur qui nécessitait de demander leur avis à tous les Loirétains. J’espère que nous pourrons ainsi bientôt nous « La coulée douce ».
Au-delà de la boutade, il est réjouissant de constater que le canal d’Orléans redevient une préoccupation de la collectivité qui en sera bientôt la légitime propriétaire.
Lors de mon accession au poste de conseiller général en 2008, élu dans un canton où le canal d’Orléans tient une place centrale, j’avais proposé de miser sur un tourisme de proximité et de nature. Je pariais déjà qu’au 21ème siècle, « vacances » ne rimerait plus avec « aéroport » mais avec « vélo » et « rando ». Quelle satisfaction de voir que ce pronostic est aujourd’hui partagé.
Cependant, mettre le tourisme au coeur des projets concernant le canal d’Orléans ne doit pas nous faire oublier la fragilité des espaces naturels qui l’entourent. L’aménagement du canal et son ouverture aux mobilités douces doit se faire dans le respect de la biodiversité environnante.
Le canal d’Orléans est une infrastructure ancienne dont les usages ont considérablement évolué. Au sortir d’un été plusieurs fois caniculaire, il conviendra d’être très prudent quant aux usages de l’eau dont nous disposerons à l’avenir. L’exemple du festival de Loire montre qu’il est plutôt indécent d’imposer aux agriculteurs comme aux simples citoyens des restrictions qui ne s’appliqueraient pas au secteur du tourisme. Le réchauffement climatique peut encore être contenu à l’échelle planétaire mais, même si tel était le cas, il n’en affectera pas moins le Loiret dans les décennies à venir. Nous devons donc imaginer un projet pour le canal d’Orléans qui intègre des sécheresses estivales récurrentes.
C’est dans cet esprit constructif mais prudent que je me joindrai à la fête de Combleux auprès des mariniers des Chemins de l’eau et de tous les amoureux du canal.

Caricatural et excessif mais forcément moins drôle que Charlie Hebdo

Après une séance d’ouverture apaisée, la session reprit dans l’après-midi de jeudi avec l’examen des rapports un par un. Très rapidement, nous entrâmes dans le vif du sujet à propos de la présentation du bilan des trafics de l’année 2016 sur le réseau routier départemental, un sujet qui n’appelait pourtant pas de vote.

L’exposé d’Alain Touchard tourna involontairement à une forme d’apologie de la circulation automobile. Il se félicita de l’augmentation du trafic moyen sur le réseau départemental et sur l’autoroute A19 avec un impact discutable sur la route départementale RD2060 et quasi nul ailleurs. En réalité, la hausse de fréquentation de l’autoroute reste très modeste, au total en dessous des objectifs fixés il y a huit ans et, bien souvent, il s’agit de véhicules qui ne font que traverser le Loiret. Si cela s’accompagne d’une baisse du nombre de poids-lourds, surtout sensible dans la partie fluide de la RD2060, en revanche, dans la métropole d’Orléans, là où la RD2060 devient « tangentielle », le trafic est toujours aussi intense. Or, l’utilisation de revêtements réduisant les nuisances sonores demeure exceptionnelle, malheureusement.
Pas de quoi se réjouir de ce bilan, donc, d’autant que, Alain Touchard le souligna indirectement, le trafic poids-lourds important dans le Loiret suppose des crédits pour l’entretien du réseau routier. D’où une demande assez explicite de relever le budget des routes. Il reçut un accueil mitigé de la part de Pauline Martin, vice-présidente en charge des finances et le Président Saury plaisanta en annonçant qu’il « laisserait Thierry Soler répondre à cette demande ».
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