Rire jaune avec le bois énergie

Ce matin, la session se poursuivait dans un horaire contraint par la volonté d’examiner tous les rapports avant la pause déjeuner, étant entendu qu’un débat supplémentaire est programmé à propos des projets de la Métropole d’Orléans.

Le premier rapport visait à ajuster le budget 2017 des infrastructures routières et je décidai d’y opposer un vote défavorable de nature symbolique en cette période de déforestation massive dans le cadre de la déviation de la RD921 à Saint-Denis-de-l’Hôtel.

Ne voulant pas toutefois polémiquer une énième fois avec mes collègues, je décidai de les faire rire, d’un rire jaune en ce qui me concerne, tout en dénonçant les absurdités des choix départementaux et de la communication qui les accompagne comme on peut le voir en ce moment près de la forêt rasée à Saint-Denis-de-l’Hôtel et Mardié.

Une fois n’est pas coutume, je vous livre à la fois l’enregistrement (applaudissements inclus) et le support écrit de mon intervention :


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Le président ne se trompa nullement quant au sens (inverse) à donner à mes paroles.
Conscient que je parlais de la destruction récente de vastes zones de forêt, il précisa que, lorsque le Département abat des arbres pour les besoins d’une infrastructure, il « compense largement ». Selon Marc Gaudet, « il y a défrichement » actuellement mais « il y aura replantation ».

Cher Marc, je te prends au mot, rejoins-nous avec un arbre et des outils, dimanche 17 décembre, pour une belle REFORESTATION.

La session ouvrait hier

Indépendamment de l’accueil de M le Préfet, le conseil départemental a entamé hier sa session plénière de décembre avec le discours d’ouverture du nouveau Président, le bétonneur Marc Gaudet et un jeu de questions-réponses tout aussi traditionnel.

Pour ce qui est des propos du Président, il se focalisèrent encore une fois sur les questions budgétaires et comptables alors même que, contrairement aux usages, le budget 2018 n’est pas à l’ordre du jour et ne sera voté que durant le premier trimestre 2018.

Il fit tout de même un détour par chacune des délibérations à venir et, à propos du logement social dans les villages du Loiret, il insista sur le fait « que les personnes âgées et les personnes handicapées puissent profiter de la vie locale du centre bourg ». Il oubliait sans doute que l’accélération des projets de déviations routières écartant le trafic de ces mêmes centre-bourg contribue à leur dépérissement.

Un peu plus tard, en accueillant le Préfet, il mit en avant la déviation de la RD921 à Jargeau dont les travaux dévastateurs ont commencé. Marc Gaudet s’autorisa une grosse galéjade en prétendant que cette route est « très attendue » alors que seule une poignée d’élus archaïques en font une priorité tandis que la population est bien plus demandeuse d’investissements productifs ou de solidarité en faveur des personnes handicapées, des personnes âgées, des enfants en difficulté ou en danger … etc.

Pour ce qui est des enfants mineurs non accompagnés, c’est à dire d’enfants essentiellement migrants venus de l’étranger sans famille en France, ma collègue Marie-Agnès Courroy demanda des précisions sur les suites de la concertation tenue le 8 novembre dernier. Elle rappela la situation de ces jeunes dans le Loiret avant de souligner leur courage et la nécessité de leur assurer un avenir parmi nous.
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Que personne ne dorme dehors

L’Assemblée départementale recevait ce matin le Préfet de Région, Préfet du Loiret, M Falcone, pour la présentation du bilan de l’activité des services de l’État dans le Loiret en 2016.

Ce fut l’occasion d’un échange sur les différents sujets abordés dans ce contexte.

De mon côté, j’ai choisi de mettre l’accent sur la nécessaire solidarité pour que personne ne dorme à la rue et aussi sur l’intérêt pour notre pays d’accueillir avec bienveillance les jeunes migrants qui arrivent dans notre département.

Voici ce que j’ai lu et ce que j’ai prononcé :

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La réponse du Préfet fut de dire qu’il était conscient de ces questions. En matière de logement ou d’hébergement, les moyens financiers et humains existent et augmentent régulièrement et sans restriction du gouvernement lorsque c’est nécessaire. Mais pas au point de garantir que plus personne ne dormira dehors. Pour ce qui est de la régularisation des jeunes, le Préfet Falcone maintient la ligne de conduite d’un traitement au cas par cas et souligne le nombre non négligeable de régularisations effectuées en 2016 de cette façon en utilisant les dispositifs le permettant (études en cours, vie familiale, …).

Urgence écologique à Saint-Denis de l’Hôtel

Cette fois, ça y est, malheureusement, le projet de déviation de la RD921 à Jargeau a vraiment commencé à faire des dégâts dans le patrimoine naturel et agricole du Loiret, bref dans l’environnement qui nous garantit une bonne qualité de vie.

Les bulldozers et les tronçonneuses ont entamé leurs destructions irréversibles de la forêt au Nord-Est de Saint-Denis de l’Hôtel dans le bois des Comtesses.

On a beau essayer de sourire avec un trucage qui détourne les panneaux apposés par le Conseil départemental, le résultat est affligeant.

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Le changement sans grand changement

Cela se passait lundi dernier déjà (le 13 novembre) : le Conseil départemental du Loiret a changé de président et la terre n’a pas vraiment tremblé.

Ce fut une simple péripétie, conséquence de l’appétit politique d’Hugues Saury. En effet, ce dernier, après seulement deux ans à la tête du Département, avait souhaité se présenter aux élections sénatoriales de septembre. Fort de sa grande compétence … et de sa notoriété de distributeur de subventions aux communes du Loiret, il fut élu au Sénat. Seulement, une loi récente a enfin pris en compte le fait que l’on ne saurait décemment cumuler un poste de parlementaire avec une responsabilité dans l’exécutif d’une collectivité locale. Une limite qui n’est pas superflue quand on se souvient comment Eric Doligé pouvait parfois se comporter au Sénat en simple porte-parole du conseil général du Loiret. Bref, Hugues Saury fut contraint de démissionner de ses éminentes responsabilités départementales pour se consacrer (presque) pleinement à son rôle de législateur.

C’est ainsi que l’assemblée départementale était convoquée pour procéder à l’élection d’un successeur. Pas de surprise, c’est le n°2 en exercice qui passa n°1 : le premier vice-président Marc Gaudet grimpait ainsi la dernière marche d’une carrière de conseiller général débutée en 2004 (ci-contre, en 2008, lorsque je siégeais à ses côtés, on voit qu’il s’agit d’un grand homme).

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