7
février
2010
Ce titre était déjà celui d’une ancienne rubrique de mon blog et voici l’occasion d’y revenir avec, enfin, un petit frémissement du côté du Département du Loiret.
Après quelques échanges parfois tendus en session, Eric Doligé vient de mettre en place un groupe de travail censé réfléchir au développement durable. J’ai été admis parmi les dix membres de ce groupe auquel je voudrais participer de manière constructive.
Lors de la première réunion de ce groupe j’ai eu l’occasion de soutenir le Président dans une proposition de passer en revue l’ensemble des politiques départementales à l’aune du développement durable, ce que je suggérais de faire en se construisant collectivement une vision partagée de ce terme.
Rien de très original en réalité au vu des obligations que crée la loi Grenelle pour toutes les collectivités territoriales, à commencer par la réalisation d’un bilan carbone et d’un plan climat-énergie territorial. Je pensai que nous allions rapidement déclencher une appropriation de ces problématiques par l’ensemble de mes collègues.
Peine perdue semble-t-il, puisque le groupe de travail a plutôt opté pour le statu quo dans l’inaction en renvoyant le débat sur le développement durable à chacune des commissions thématiques du Conseil général. Ces commissions n’ont pas brillé jusqu’à présent par l’enthousiasme sur ce sujet à l’exception, peut-être, de la commission des routes et infrastructures ; celle-ci a étudié des politiques plus éco-compatibles mais sans remettre en cause sa vocation elle-même dont il faudrait pourtant bien qu’elle passe de « routes et infrastructures » à « déplacements et mobilité ».
Peu après cette réunion, le discours qui fut tenu aux maires du Loiret a fini de refroidir mon optimisme quant à la mobilisation du Loiret en faveur du développement durable.
Il est clair qu’en dehors de la prochaine construction d’un bâtiment administratif labellisé basse consommation, le bilan affiché ne décolle pas du simple respect des lois en vigueur en matière environnementale. Pis, à part l’encouragement de la filière bois (une initiative déjà prise par le Conseil régional il y a plusieurs années), les perspectives ne sont guère prometteuses. Pas un mot sur l’eau (sauf sous la pression du Maire de Gien), pas un mot sur le climat, sur la biodiversité, sur l’énergie … etc.
Sans doute s’agit-il d’une volonté de laisser plus d’ouverture au groupe de travail développement durable. Je vous tiendrai au courant quand il se réunira à nouveau.
Thierry
Actualité du Loiret
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28
janvier
2010
Un des bons moments de la vie de Conseiller général, c’est, comme hier, la participation à l’installation du Conseil général junior.
Lo’ccasion de croiser des citoyens trop jeunes encore pour les vraies élections mais qui savent défendre leurs idées et qui viennent avec des projets qui n’ont parfois rien à envier aux ambitions des “grands”.
Pour Mehdi, élu du Collège Pierre Mendès-France de Chécy, c’est plutôt le développement de la pratique sportive qui est à mettre en avant. Je ne serais pas étonné que le Conseil général junior imagine un soutien aux clubs plus original que le dispositif automatique d’aide aux licenciés actuellement en place.
Mais c’est un autre débat, voyez plutôt le petit film de la journée des jeunes tiré du compte rendu donné par le site du Conseil général.
Thierry
Actualité du Loiret
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22
janvier
2010
Journée de mobilisation pour la fonction publique hier. Nous n’étions malheureusement pas aussi nombreux à manifester que ce qui était souhaitable. Il semble que les fonctionnaires marchent moins bien que l’an passé.
En tous les cas, ce n’est pas le sentiment du ministre Eric Woerth qui déclarait : « nous avons supprimé cent mille postes et le service public marche mieux ». Je ne sais pas quelle expérience M Woerth entretient avec le service public mais je ne suis pas convaincu que le sentiment général soit que cela fonctionne de mieux en mieux. Sans même évoquer le fonctionnement du Pôle emploi, voici quelques unes de mes expériences récentes.
Premier exemple pour illustrer mon sentiment. A l’occasion du débat sur le non-remplacement des départs à la retraite au SDIS, le constat a été fait d’une baisse notable des interventions des pompiers. Explication : dans le cas des nids de guêpes qui ne présentent pas de danger immédiat, les pompiers n’interviennent plus et les particuliers sont supposés se tourner vers des entreprises privées. Peut-être que la suppression des nids de guêpes ne présente pas une priorité mais le résultat c’est qu’un service n’est plus fourni et que chacun doit être prêt à payer jusqu’à cent euros pour éviter les piqûres intempestives. Sûr que cela fonctionne mieux.
Deuxième exemple. Je participais hier, avec les élus du canton de Chécy, à un dialogue avec le délégué régional de La Poste. Depuis l’été, la présence postale en a pris un coup, en effet, à Boigny, Donnery et Mardié. Jusqu’à 30% d’ouverture des bureaux en moins ! Encore un service public dont Eric Woerth doit trouver qu’il s’améliore. D’un côté, des élus qui attendent un service rendu indépendamment du nombre total d’usagers : en quelque sorte un droit pour tous, disponible au meilleur coût mais disponible quand même. De l’autre côté, une entreprise qui ne tolère pas qu’on la qualifie de « privée » mais qui s’évertue à compter ses clients (chiffres secrets !) pour déterminer s’ils méritent ou non qu’on ouvre le bureau de poste. Une entreprise, d’ailleurs, qui aimerait bien se débarrasser du bébé en refilant aux communes le soin d’ouvrir des agences postales, moyennant une rétribution dont on ne connaît pas l’avenir et qui est loin d’être équivalente à ce que coûte un bureau de poste digne de ce nom. Bilan, l’Etat laisse tomber La Poste, La Poste laisse tomber les petites communes et elles devront faire le boulot ou alors il n’y aura plus de services public postal.
Non, décidément, le gouvernement Sarkozy c’est bien “chacun pour soi et les riches ne seront pas gênés”. Sans compter la langue de bois de M Woeth qui voudrait nous faire croire que les enfants apprennent mieux sans professeur, qu’on attrappe les fraudeurs avec des spots télés plutôt qu’avec des inspecteurs du fisc et que moins il y aura d’infirmières, moins il y aura de malades.
Thierry
Actualité du Loiret
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