Élection présidentielle, piège à cons !

Autant le dire tout de suite, je me force un peu pour aborder le sujet. L’élection présidentielle est selon moi celle qui mérite le plus le fameux slogan « élection, piège à cons » et cela se vérifie mille fois cette année. Toutefois, outre le fait qu’une prise de position de ma part brise un peu la somnolence de ce blog, il me semble qu’un élu local se doit de se mouiller un peu à propos du vote national qui approche. Ainsi, vous avez pu voir le président du Conseil départemental, Hugues Saury, s’engager d’abord en faveur de Nicolas Sarkozy, puis soutenir logiquement François Fillon après la primaire, puis ne plus vouloir de François Fillon lorsqu’il devint évident que celui-ci n’a pas les qualités morales requises pour la fonction, … puis à nouveau soutenir François Fillon lorsqu’il devint évident qu’il serait tout de même le candidat de la droite. En m’exprimant tardivement, je ne m’expose pas à de telles pirouettes. Mais à vrai dire ma position est connue de longue date car elle n’est pas très originale : je soutiens Benoît Hamon.

Mes arguments sont extrêmement simples :
* La conviction : Benoît Hamon défend le projet le plus conforme aux ambitions écologistes et libertaires qui m’animent ;
* La raison : Benoît Hamon n’est pas la personnalité idéale puisque celle-ci n’existe pas, mais au moins il ne traîne pas les mêmes bruyantes casseroles que certain.e.s autres ;
* La loyauté : Benoît Hamon est le candidat choisi par les mêmes qui m’ont mené au poste de conseiller départemental en vertu duquel mon avis sur l’élection présidentielle peut avoir quelque écho.
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Tout va très bien, continuons comme prévu

Le Conseil départemental s’est réuni, la semaine passée, pour la session du premier trimestre 2017. Elle se déroula au cours d’une seule demi-journée en raison d’un ordre du jour très modeste. Avant d’évoquer les (rares) questions de fond abordées, permettez-moi de m’attarder sur la forme.

Quand Hugues Saury eut, dans un bref discours d’introduction, très rapidement présenté l’ordre du jour, la tradition voulait que s’engage un débat général. Or, quand le président demanda si certains conseillers souhaitaient prendre la parole, ce fut d’abord le silence.
Côté « opposition » de gauche et écologiste, nous n’avions pas prévu de sujet à aborder dans cette phase de démarrage habituellement assez théâtrale car en présence de journalistes locaux. C’est que, d’une part, nous ne sommes pas si nombreux et, d’autre part, du moins en ce qui me concerne, ce que nous avions à dire pouvait s’exprimer au moment de la présentation des rapports proprement dits.
Côté « majorité » l’habitude a été prise depuis le début de ce mandat et contrairement à l’ère Doligé, d’alimenter la séance introductive par une série de questions soigneusement anticipées en accord avec l’exécutif auquel elles sont adressées, au point que l’on y sent souvent la patte du cabinet du Président.
L’absence d’intervention de l’opposition déstabilisa cette belle organisation.
Même l’écolo d’ordinaire si bavard ne levait pas la main et chacun se regardait en chien de faïence (de Gien).
Hugues Saury, perplexe, se résigna à passer directement à l’examen des rapports à l’ordre du jour en commençant par ceux relatifs au réseau routier.
In extremis et fort heureusement pour les efforts de l’équipe majoritaire, notre collègue Agnès Chantereau se décida enfin à demander la parole en proposant une question relative aux routes avant même l’énoncé du premier rapport.
Ouf. Les préparatifs de la majorité étaient sauvés. Hugues Saury sauta sur l’occasion et put enfin lancer le débat général avec sa propre majorité. On s’aperçut alors que nos collègues avaient de nombreuses interventions sous le coude pour animer et valoriser les travaux de notre assemblée, sur des sujets variés. Selon un plan soigneusement établi, chacun.e des orateur.trice préalablement désigné.e commenta positivement l’action de la majorité (non sans une dose d’autosatisfaction) puis tourna sa dernière phrase en forme d’interrogation de façon à ce que l’un.e ou l’autre des vice-président.e.s soit appelé.e à y répondre et puisse confirmer que le conseil départemental fait de belles choses (non sans ajouter une dose d’autosatisfaction).
Nous apprîmes ainsi que le Département lutte activement pour la sécurité routière, mène un excellent dialogue social, prépare un beau festival de musique, travaille à la sécurité dans les collèges ou anime avec succès ses Assises de la solidarité.

Je ne manquai pas de sourire lorsque l’un de mes collègues, ayant assisté à la conférence de presse de présentation du Festival de Sully et du Loiret, trouva néanmoins indispensable de demander en séance quel serait le programme de ce festival. Ce qui donna lieu à une belle réponse en tout point conforme à l’exposé tenu devant la presse et déjà diffusé par celle-ci.
On approcha la franche rigolade lorsque, en réponse à l’une de ces questions supposées spontanées et si longues à venir, une des vice-présidentes se borna à lire péniblement la réponse déjà écrite qui était manifestement déposée devant elle.
Mais peut-être n’ai-je pas vraiment compris l’usage des éléments de langages. Qui sait si la majorité n’apprécierait pas, comme réciprocité à ses efforts pour guider mes discours en public que je lui fournisse mes interventions avant les séances, voire que je rédige aussi d’avance la réponse que je souhaite que l’on me fasse ?

Mais foin de ces taquineries de blogueur qui me valent ensuite des réprimandes ;-), laissez-moi vous conter les débats sur le fond.

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Hommage à Guy Marois

Depuis ce triste vendredi 6 janvier 2017, nombre de Boumiens, de Loirétains et d’amis de tous horizons pleurent la disparition de Guy Marois.

Selon son voeu, ses obsèques ont eu lieu dans la stricte intimité familiale.
Samedi dernier, un hommage officiel lui était rendu en présence de Micheline, son épouse, et de ses fils.

Je fus invité à prendre la parole et mon émotion fut grande lorsque je me rappelai le maire de Bou qui m’a si gentiment accueilli dans sa commune, en 1995. Je me souviens des valeurs qu’il défendit sans faiblir à travers son mandat et de tant d’événements publics qu’il égaya de sa bonne humeur et de ses chansons.
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Consignes pour souhaiter une bonne année qui valorise l’action du Président

Imagine-t-on François Hollande envoyer aux députés UDI, LR voire FN des suggestions quant à ce qu’ils pourraient dire à l’occasion de cérémonies de voeux dans leurs circonscriptions respectives ?

Le Président de la République proposerait aux parlementaires de féliciter les Français qui ont tenu bon face au terrorisme, de souligner l’engagement de notre pays dans la lutte contre le changement climatique et de célébrer les bons résultats économiques de la France, tout particulièrement l’inversion de la courbe du chômage.
Armés de ces « éléments de langage », on verrait alors les députés de l’opposition exposer partout le fabuleux bilan du mandat qui s’achève.
Hervé Mariton pourrait reprendre à son compte le succès du mariage pour tous, Marion Maréchal-Le Pen insisterait sur la solidité de l’Union européenne face au néo-impérialisme russe de Poutine et Philippe Vigier se réjouirait des emplois sauvés par les 35 heures.

Vous trouvez cette idée farfelue ?
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