23
avril
2012

Maintenant, il faut un autre président : le 6 mai, je vote Hollande

OK, je suis un peu déçu du premier tour mais quand même super motivé pour le second.

Déçu ?
Je ne sais même pas si c’est le mot car je n’ai jamais espéré beaucoup d’écologie dans l’élection présidentielle. Je ne me faisais pas beaucoup d’illusions non plus quand à la progression prévisible de l’extrême-droite. De plus en plus de responsables politiques exaltent la peur et la haine envers des catégories de populations faciles à stigmatiser. Il est plus facile de chercher des coupables que de proposer des solutions. Logique, alors, que des électeurs se laissent embarquer derrière des idées simplistes et tant pis pour Eva Joly qui tenta d’expliquer la complexité (comme le firent aussi Bayrou ou Hollande d’une certaine manière, même s’ils n’ont pas la même conscience des “limites à la croissance”). Plus que déçu, je suis donc fâché par la façon dont l’élection présidentielle favorise l’émotion contre la pensée politique et je suis toujours aussi combattif contre le racisme.

Motivé !
Oui, je suis très motivé pour François Hollande.
Il ne propose pas un programme écolo, certes. Mais il annonce un tel changement dans la pratique politique, avec un tel souci de se tourner vers les plus démunis qu’il ne pourra pas faire autrement que de prendre des mesures écologistes, même en leur donnant un autre nom.
Parce que l’écologie est avant tout une exigence de démocratie libre et non faussée, c’est à dire la participation de tous aux décisions dans un cadre institutionnel respectueux de chacun.
Le projet de François Hollande tourne manifestement le dos au mépris affiché par la droite “décomplexée” depuis 10 ans. Ce projet n’est pas rigoureusement celui que j’ai défendu en faisant campagne pour Eva Joly. Mais franchement, j’ai confiance : une vraie lutte contre les inégalités ne pourra tout simplement pas faire l’impasse sur la santé publique à travers la préservation de l’environnement, pas plus qu’elle ne pourra négliger la lutte contre le changement climatique.
De la justice, du droit, des libertés et des solidarités, voilà les ingrédients du changement que j’appelle de mes voeux.

17
avril
2012

Dernière ligne droite pour la (seule) candidate de l’écologie


L'écologie en marche par evajoly

29
mars
2012

Je choisis la facilité pour vous parler de Mélenchon

Quelqu’un d’aimable m’a aiguillé vers l’article que j’aurais vraiment voulu avoir le temps et le talent d’écrire ici. C’est presque aussi long que quand c’est moi mais ça vaut la peine, sauf si vous pensez qu’on peut s’en sortir (de la crise, des inégalités sociales, du capitalisme et du changement climatique) en prenant les mêmes pour mener les mêmes politiques productivistes, populistes et de repli sur soi (ou sur le peuple ou la nation ou l’Etat).
Lisez ça !
Vous avez le droit de penser que je ne me défoule que par jalousie envers le succès du tribun de la planification écologique. Non, non, c’est plus pitoyable que cela, c’est juste parce que j’ai été vexé de voir les affiches d’Eva Joly dans le canton de Chécy recouvertes avec acharnement par celles du Front de gauche ;-)

Pour ce qui est de la facilité à propos de Sarkozy, je vous propose un autre article à distance, sauf que cette fois, j’y ai un peu participé. Nucléaire : plus c’est gros, plus ça passe

19
mars
2012

Après nous le déluge !

La session de mars s’achevait vendredi par l’examen des différents rapports et le vote final de la décision modificative n°1 (DM1), autrement dit la mise à jour du budget voté en décembre pour l’année 2012. Cette mise à jour prend notamment en compte les chiffres définitifs des reports de l’année précédente, le vote du taux d’imposition, diverses restrictions budgétaires nouvelles mais aussi des dépenses absolument « indispensables » … comme la desserte aérienne du Loiret, si l’on en croit le Eric Doligé.
Après des années de gestion sans écueil, lorsque la collectivité départementale était florissante, il semble bien que notre président ne soit plus aussi rigoureux. En effet, pendant que les dépenses courantes sont rognées de toutes part, les décisions prises vendredi laissent filer l’endettement en continuant de multiplier des investissements de plus en plus discutables. Vous constaterez par exemple, dans ce long compte rendu des débats, que l’on peut sans sourciller réduire à nouveau drastiquement l’entretien du réseau routier tout en programmant la création par un partenaire privé de nouvelles routes relativement « superflues ». Mais voyons plutôt cela en détail.
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16
mars
2012

C’est le printemps, le temps des vaches maigres

L’assemblée départementale se réunissait hier pour une session de printemps qui se poursuivra aujourd’hui avec l’étude de rapports visant à « réduire la voilure » tout en augmentant un peu les impôts. Ce matin, nous commencions par le tour de l’actualité vue par le Président. Il fut donc question de difficultés économiques ou financières (l’environnement et le social, ça ne compte pas trop) mais, cocorico !, les investissements du Département seront maintenu à un niveau correct (tant mieux pour les collèges) et, de toutes façons, Eric Doligé nous serine que le Loiret est bien meilleur que les autres départements … et en particulier que la Corrèze, lourdement endettée. Ce qui amènera un peu plus tard une petite précision de mon collègue David Thiberge pour souligner que, récemment encore, le département du candidat Hollande était un bastion de la Chiraquie ; ce qui sous-entend que son endettement record doit sans doute plus à l’UMP qu’à la gauche.

Eric Doligé a profité de son discours pour s’enfoncer dans les sables mouvants de l’aigreur libérale. Il nous asséna en effet une longue litanie de milliers d’euros consacrés à une compétence importante du Conseil général : la protection de l’enfance en danger. Eh oui, se charger des enfants, ça coûte cher !
Et en plus, le gouvernement nous envoie des mineurs isolés étrangers qui vienne de la banlieue parisienne. Au fait, soyons précis, mineur isolé, c’est une autre façon de dire « orphelin » ou « sans famille ». Eh bien pour le Loiret, les choses sont claires : « nous ne souhaitons pas prendre en charge des mineurs de Seine-Saint-Denis ». Même si c’est Guéant qui les transfère chez nous parce que l’Etat refuse de payer pour eux.
Alors, oui, il est injuste que les finances du Loiret viennent à la rescousse du gouvernement Sarkozy en faillite, mais ne serait-il pas plus injuste encore de laisser ces enfants à la rue ?
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