L’ancien maire de Mardié se croit tout permis

Dans son édition du mardi 1er juin 2021, la République du Centre rapporte des propos de M Christian Thomas, ancien maire de Mardié et candidat à l’élection départementale, selon lesquels il n’aurait « jamais vu [ses] conseillers départementaux sur la commune ».

Je tiens à dénoncer ce mensonge éhonté qui contredit totalement mon engagement indéfectible auprès des Loirétaines et des Loirétains pendant les deux mandats que j’ai exercé, et ce dans n’importe quel endroit du territoire départemental.

Bien entendu, j’ai tout particulièrement été présent dans les communes de ma circonscription électorale dont Mardié fait partie. M Thomas m’y a forcément « vu » à de très nombreuses reprises quand il était maire, qu’il s’agisse de cérémonies officielles, inaugurations, assemblées et fêtes associatives ou populaires, rencontres des élus du canton, permanences régulières en mairie, pilotage et coordination du Point Info Tourisme … et même fréquentation de certains commerces locaux peut-être plus souvent que M Thomas lui-même.

Rien que l’agenda disponible sur ce blog et concernant le mandat qui s’achève contient pas loin d’un événement « officiel » par mois auquel j’ai participé à Mardié (ou que j’ai organisé avec Vanessa Slimani), très souvent en présence de M Thomas.

Mais peut-être n’acceptait-il pas très bien d’avoir à ses côtés un élu écologiste et de gauche ?

Je m’insurge donc contre l’accusation portée par M Thomas, incapable de reconnaître le travail de l’un de ses pairs ou prêt à tous les coups bas pour se mettre en avant.

Cette revendication malhonnête de « proximité » ne risque pas de rehausser la confiance de nos administrés dans leurs élus. D’autant que la véritable proximité que l’on doit attendre de conseillers départementaux, c’est celle qui consiste à être proche de toutes celles et tous ceux qui souffrent partout dans le Loiret.

Un Département qui serre la vis à celles et ceux dont il à la charge et ouvre les vannes pour les autres

J’ai déjà relaté une bonne partie des débats de la dernière session du conseil départemental du Loiret qui a conduit à l’adoption d’un budget 2021 auquel je me suis opposé. Globalement, c’est le caractère passéiste de la proposition qui ne me convenait pas et comme toujours la priorité donnée aux investissements, en particulier ceux qui encouragent le transport routier et la circulation automobile a contrario des efforts indispensables pour préserver le climat et la vie sur terre. Ces dépenses aberrantes représentent autant d’argent qui va manquer dans d’autres domaines que je vais aborder maintenant : l’action sociale et l’éducation notamment.

Mais pour commencer, je veux parler de la politique de communication institutionnelle.

Rapport F 01 – L’image du Conseil Départemental et de son territoire auprès de ses habitants et au-delà de ses frontières
Adopté à l’unanimité

Il ne s’agissait pas pour moi de désapprouver ce budget très raisonnable pour la communication, même s’il m’arrive quelque fois de penser que l’on est plus proche de la propagande que de l’information objective des Loirétains. Par exemple, quand des panneaux géants affirment que le Département protège la nature à l’endroit même où l’on rase des hectares de forêt.
Cependant, à force d’entendre dire que les personnes en difficulté aidées par la collectivité doivent se montrer « exemplaires », je voulais souligner à quel point cette qualité fait défaut à l’institution elle-même. Par exemple, depuis que je siège dans cette assemblée, j’ai proposé que les objets promotionnels distribués avec le logo du Département soit choisis parmi des produits respectueux de l’environnement et fournis par des entreprises locales. Jusqu’à présent, je n’ai pas vu beaucoup de changement et l’on continue de répandre des cadeaux comme des T-shirts bas de gamme ou sac à dos en plastique fabriqués à bas coût en Asie.
Plus récemment, ceux-là même qui se rengorgent en proclamant leur amour de la planète n’ont rien trouvé de mieux que de faire installer un grand panneau lumineux derrière la façade vitrée de l’Hôtel du Département. Autrement dit, une belle dépense d’énergie électrique pour une « publicité » qui, malencontreusement, est particulièrement peu visible depuis la rue. Finalement, cela évite au moins de distraire les conducteurs qui passent devant et pourraient occasionner un accident de circulation 😉

Par un curieux hasard, quelques jours plus tard, Charlie hebdo a parfaitement illustré la situation par un dessin dénonçant ceux qui détruisent la nature en s’imaginant qu’il trouveront toujours une solution technique pour réparer. Dans le Loiret, on rase la forêt, puis on propose aux automobilistes de l’admirer sur écran géant.

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Quarante années de budgets « historiques » qui ont bétonné le Loiret … et ça continue

Il y a deux semaines déjà, le conseil départemental du Loiret a adopté son budget pour l’année 2021. Cette fois encore, je suis le seul membre de l’assemblée à m’y être résolument opposé, pour des motifs démocratiques, sociaux et environnementaux. Face à une majorité écrasante de la droite et une minorité de gauche qui laisse faire, mes votes furent sans doute plus symboliques que déterminants mais je les ai appuyé de prises de position très tranchées que je veux partager ici.

Ces séances des 28 et 29 janvier dernier débutèrent comme il se doit par un grand discours d’introduction du président Gaudet. Il s’empressa de qualifier d’historique le budget 2021 à venir. On se demande bien pourquoi puisque les différentes décisions budgétaires qu’il annonça ensuite ont été préparées selon des principes inchangés. Avant tout investir, aménager et construire du neuf, puis, parce qu’il le faut bien, dégager des budgets de fonctionnement pour les actions sociales qui constituent l’essentiel de la compétence départementale. Là où je pense au contraire qu’il faudrait mettre le paquet sur les solidarités tout en gardant, parce qu’il le faut bien, quelques sous pour entretenir les routes et les bâtiments. Bref, si ce budget est « historique » c’est seulement parce qu’il répète toute les erreurs du passé.
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Communiqué : Les grands projets inutiles ne s’imposent plus. La gauche serait-elle en train d’évoluer dans le Loiret ?

Face aux nombreux projets d’infrastructures nuisibles à l’environnement, en France et dans le monde entier, les écologistes emploient depuis une dizaine d’années le concept de « grand projet inutile imposé » (GPII). Parce que ceux qui bâtissent à tout va ont en commun ces trois attributs : la folie des grandeurs qui pousse à résoudre un problème ordinaire par une construction d’ampleur démesurée et au coût exorbitant, la vanité de réalisations qui ne répondent à aucun besoin majeur si ce n’est ceux que l’on invente pour les justifier et enfin l’absence de débat démocratique et, si nécessaire, le recours massif aux forces de l’ordre en pour défendre des intérêts privés. Les projets combattus méritent ainsi d’être qualifiés de « grands », « inutiles » et « imposés ».

En France, le cas le plus emblématique fut celui du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La raison a triomphé dans ce cas-là, non sans mal, mais les GPII sont encore nombreux et le conflit est particulièrement virulent autour du projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure. La défense de l’environnement et de la vie humaine a encore du mal à se faire entendre face aux puissants lobbys à l’oeuvre pour les GPII.

Et pourtant, il semble que le vent est en train de tourner.

Il y a quelques jours, à l’initiative des écologistes, les élus de la Métropole de Rouen, après l’avoir soutenu par le passé, ont voté contre la poursuite du projet routier de contournement de la ville. Il s’agissait pour eux de « répondre à l’urgence écologique ». Peu après, nous apprenions que le Gouvernement a décidé d’interrompre le projet d’agrandissement de l’aéroport de Roissy afin de prendre en considération la lutte contre le réchauffement climatique.

Et dans le Loiret ?

Le projet de déviation de la RD921 à Jargeau cristallise les oppositions de celles et ceux qui luttent contre les GPII. Ce projet va délibérément à l’encontre des objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre. Il accroîtrait les nuisances et les déplacerait en empêchant des solutions alternatives plus efficaces. Il réclamerait l’équivalent d’au moins une année entière du budget d’investissement du conseil départemental, autant d’argent public qui fait cruellement défaut dans d’autres domaines essentiels. Il menace l’agriculture, la biodiversité et des doutes existent même sur la sécurité d’un pont s’appuyant sur le sous-sol karstique de la Loire.

Pour l’instant, seule la mouvance écologiste a osé s’opposer à ce projet absurde, coûteux, dangereux et rejeté par la population lors de l’enquête publique. Il se dit que le Parti communiste du Loiret, historique promoteur du projet, s’apprête à faire son aggiornamento. Est-ce que le Parti socialiste pourrait aussi, à l’instar de ses élus rouennais, rejoindre la lutte écologiste contre le conseil départemental du Loiret ?
Un tel revirement de la gauche loirétaine serait tout à fait réjouissant à quelques mois de l’élection d’une nouvelle assemblée pour diriger cette collectivité lourdement endettée.

Le Département laisse tomber les personnels des EHPAD

Alors que la date de la prochaine session de l’assemblée départementale approche (les 28 et 29 janvier), il me reste à livrer quelques derniers éléments relatifs aux débats de décembre dernier. J’en ai déjà retranscrit la thématique écologiste, mon interpellation des services de l’État et ma proposition de moratoire quant à la technologie 5G. J’ai aussi confirmé mon opposition à la majorité en place sur d’autres questions moins médiatisées que je vais développer maintenant.

J’ai notamment poursuivi mon combat pour une rationalisation des « primes Covid » accordées aux personnels du secteur médico-social qui furent et sont encore « en première ligne ». J’ai aussi insisté, en vain, malheureusement, pour que le Département n’exclût pas les personnels des EHPAD de ce soutien et pour qu’il se montre globalement plus généreux. D’autant que de grosses aides ont été dilapidées dès le printemps dans d’autres secteurs moins « essentiels ». Oh, ce n’était pas pour la vie culturelle, ou si peu, mais surtout pour le tourisme et, bien entendu, pour les entreprises privées, bien que celles-ci ne relèvent vraiment qu’à la marge de la compétence du Conseil départemental.

Rapport F 01 – Projet de décision modificative [budgétaire] n°3 pour 2020 – Relance Départementale
Adopté à l’unanimité moins une voix contre (la mienne).

Alors que diverses nouvelles « primes Covid » avaient été évoquées par Marc Gaudet dans son discours d’ouverture de la session, je m’étonnai de ne pas les voir apparaître dans les évolutions du budget 2020.

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