Communiqué : Le conseil départemental du Loiret sait aussi se montrer indulgent

La commission permanente du conseil départemental du Loiret examinait ce matin le traditionnel bilan des aides départementales accordées aux entreprises industrielles et artisanales. Cette intervention économique, facultative par le passé, n’est désormais plus de la compétence du Département. Le suivi des accords pluriannuels avec les anciens bénéficiaires se poursuit néanmoins et il est toujours aussi peu exigeant.

L’affaire Nokia défraie l’actualité et démontre une nouvelle fois le cynisme des grands groupes auxquels les pouvoirs publics accordent leur confiance. Il n’y a pas lieu d’être optimiste pour les salariés français du groupe finlandais mais, à défaut d’obtenir des résultats, le gouvernement se montre pugnace et c’est l’image de Nokia qui pourrait en prendre un coup. Même si les entreprises aidées par le conseil départemental du Loiret sont bien loin des multinationales sans foi ni loi, on pourrait peut-être leur demander des comptes avec un peu plus de sévérité, à l’instar de celle que le Département applique parfois en matière d’aides sociales.
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Communiqué : le Département du Loiret campe sur ses certitudes dépassées

Le conseil départemental du Loiret entame ce jeudi une session plénière placée sous le signe de la canicule. Le contraste est considérable avec la session de juin 2016 qui fit face aux inondations exceptionnelles frappant le Loiret. Dans les deux cas, cependant, il est indéniable que le climat de la planète nous joue des tours et que cela s’avère souvent dramatique.

Et pourtant, l’assemblée départementale n’y verra certainement aucune raison de remettre en cause ses priorités datant du siècle dernier. L’élément phare du projet de mandat reste plus que jamais le projet de déviation routière à Jargeau, lequel, avec près de 100 millions investis et 100 hectares de terres bétonnées, serait avant tout un gros coup de pouce donné à la pollution sous toutes ses formes. Au lieu d’amorcer localement une transition écologique désormais pilotée par le ministre Nicolas Hulot, le Loiret persiste à développer une économie basée sur les émissions de gaz à effet de serre et la destruction de l’environnement.
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Communiqué : Le Conseil départemental confisque encore des terres agricoles pour un projet inutile déjà abandonné

Lors de la commission permanente du vendredi 24 juin, le Conseil départemental du Loiret a décidé d’acheter des parcelles de terres agricoles à Baule sous prétexte de l’improbable déviation de la RD18 dont la délibération rappelle pourtant que « la déclaration d’utilité publique n’a pas été sollicitée » car « ce projet routier ne figure pas au projet de mandat ».
En effet, malgré des annonces diverses du temps du président Eric Doligé, un nouveau franchissement de la Loire à Meung-sur-Loire n’est certainement pas justifié par le trafic routier qui se situe très loin des critères de saturation des routes départementales. En mai 2011, le Conseil départemental avait renoncé à toute réserve foncière à Cercottes où la circulation sur la RD2020 est pourtant deux fois plus importante mais où les services du Département n’ont observé « ni problème de fluidité du trafic routier (…) ni problème de sécurité routière ».
Il semble malheureusement que l’incohérence la plus totale préside aujourd’hui à l’achat d’une réserve foncière, au mépris des exploitants agricoles. On l’avait déjà constaté à Donnery et Fay-aux-Loges où le Département a mené à terme son aménagement foncier alors que celui-ci est devenu inutile depuis que le projet de déviation est lui aussi sorti du plan pluriannuel d’investissement. Nombre d’agriculteurs ont ainsi vu leurs terres amputées ou coupées en deux pour attribuer au conseil départemental des parcelles où il ne construira jamais de route.
Alors pourquoi répéter la même erreur et acheter des terres agricoles autour de Meung-sur-Loire pour un pont qui ne se fera pas ?
Est-ce pour relancer l’hypothèse de « grand contournement routier » d’Orléans que le Conseil départemental avait jadis imaginé avant de le démentir vigoureusement ?
A l’heure où le Loiret se relève d’inondations catastrophiques qui vont nécessiter bien d’autres investissements publics, comment peut-on justifier l’acharnement à poursuivre des « grands travaux » routiers qui ne correspondent à aucun besoin pressant qui ne puisse être résolu à moindre coût ?

Des écologistes au gouvernement … mais pas EÉLV

A la suite du remaniement ministériel de la semaine dernière, les commentaires se sont multipliés à propos de l’entrée d’écologistes au gouvernement.
Malheureusement, aussi talentueuse soient les personnes, ce que l’on attend vraiment, c’est une réorientation de la politique menée.

Prenons l’agriculture par exemple.
Mis à part une minorité d’entre eux, notamment ceux convertis au bio, les paysans ont été entraînés dans une spirale industrielle démentielle. L’agro-écologie donnerait de bien meilleurs résultats, des produits sains et de quoi employer plus de monde avec des revenus normaux. Sauf que les exploitations ont été mécanisées puis financiarisées à outrance en même temps que les méthodes de cultures exigeaient de plus en plus de poisons. Le résultat c’est la détresse des agriculteurs et des atteintes à la santé publique dont ils sont les premières victimes. Contrairement à ce que pensent les manifestants d’aujourd’hui, il leur aurait fallu plus d’écologie pour préserver un métier utile et rémunérateur. Mais sans doute est-il plus facile de s’en prendre à une femme secrétaire d’État écolo ou à l’Europe que de se retourner contre leurs véritables fossoyeurs du côté de l’industrie chimique, des banques et de la grande distribution ?

Et si le nouveau gouvernement proposait autre chose que des aides pour conserver une agriculture productiviste sous perfusion ?
Voilà ce que j’appellerais un « verdissement ».

En tant que porte-parole local d’Europe Écologie Les Verts, j’ai été amené à m’exprimer sur ce remaniement, tout d’abord par un communiqué de presse puis, ce matin, sur l’antenne de France Bleu Orléans :

Enfin, mon point de vue apparaît également dans la République du Centre à retrouver sur ma revue de presse.

Communiqué : Le conseil départemental renonce aux partenariats public-privé

Réuni en session extraordinaire ce matin, le conseil départemental a décidé d’abandonner les partenariats public-privé (PPP) envisagés pour construire des collèges. « Nous ne voulons pas de ce mode de fonctionnement qui hypothèque l’avenir » avait déclaré récemment le nouveau vice-président chargé des collèges « C’est un chèque en blanc, on ne sait pas où on va et cela nous coûterait une fortune » (cité par La Gazette des communes).
Attention, ce retournement de situation ne concerne pas encore le Loiret même s’il s’agit de propos tenus par des élus de droite. C’est en effet dans l’Indre-et-Loire que le constat a été dressé des inconvénients du recours aux PPP pour une collectivité locale soucieuse de contenir son budget et son endettement.
Il n’en reste pas moins que le discours change aussi dans le Loiret où l’on reconnaît enfin qu’il n’est pas possible de prouver que les PPP auraient permis de « construire 5 collèges pour le prix de 4 » comme le clamait l’ancien président. Un rapport interne à la commission des finances émet un jugement bien plus mesuré et évoque le « coût accru » de ce mode de financement qui doit être compensé par des avantages sur d’autres plans.
Avec une dette qui avoisinera les 550 millions en fin d’année dont une bonne part due à des investissements en PPP, il est heureux que le Département du Loiret sorte de l’idéologie pure en la matière. Paradoxalement, il y a peut-être autant d’exemplarité chez nos voisins ligériens de droite que dans le département francilien de gauche auquel le président Saury se référait encore le mois dernier.