La voix est libre

C’est avec un peu de retard que je vous propose d’aller regarder l’émission de France 3 Centre du 22 janvier dernier.

Il faut dire que, même si le canton de Chécy n’est pas renouvelable cette année, je me passionne pour les futures élections cantonales des 20 et 27 mars. Cela ne me laisse pas trop de temps pour continuer d’écrire tout ce que je voudrais dire ici.

Et encore, j’en connais un qui non seulement est personnellement en campagne mais qui continue d’assumer comme moi son mandat de conseiller général (il est même président, lui) et tout cela ne l’empêche pas de mener son train de sénateur plusieurs jours par semaine à Paris.

Et justement, samedi dernier, Eric Doligé avait invité tous les maires du Loiret à la traditionnelle rencontre organisée par le Conseil général. Comme ni lui, ni moi n’avions pris froid, la veille, pendant l’enregistrement de l’émission La voix est libre en plein air sur la Place du Martroi, nous nous retrouvions au Centre de conférence d’Orléans. Et justement, une table ronde était organisée à propos de la réforme des collectivités territoriales. Attention, une table-ronde du Conseil général, ce n’est pas comme à la télé : en l’occurrence, Eric Doligé était le seul à table et à exposer son point de vue. En revanche, le public avait le droit de parler et un certain nombre d’élus ne s’en sont pas privé. J’ai ainsi pu marquer mon scepticisme face à la création d’un conseiller territorial qui devra d’office cumuler les deux fonctions bien distinctes et encore plus spécialisées d’élu départemental et d’élu régional. Micheline Prahecq a également dénoncé cette charge démesurée qu’elle a elle-même éprouvé durant les quelques moi où elle exerçait ces mandats. Erci Doligé lui a d’ailleurs « courtoisement » répondu que si elle n’était pas capable de faire les deux, c’était son problème. Il est vrai que quand on est déjà Sénateur, quoi de plus naturel que de prétendre à deux autres mandats électifs en même temps.

Autre grande vérité assénée ce samedi : « si on ne fait pas de grands travaux, on ne progresse pas ». On reconnaît bien là la conception que le Président du Loiret se fait de la notion de progrès. Bétonnons, bétonnons, il en restera toujours quelque chose … pour le BTP. Si vous habitez le canton de Meung-sur-Loire et que vous pensez que le progrès, c’est avant tout vivre mieux sans tout polluer dans les environs, vous savez ce qu’il vous reste à faire : votez Patrice David.

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