Un petit maillon contre un grand projet

Comment économiser plusieurs centaines de millions d’argent public en période de vaches maigres ?

Ce samedi, près de quarante mille manifestants ont trouvé un élément de réponse en suggérant une nouvelle fois l’abandon d’un projet inutile et coûteux : l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Grands ou petits projets d’infrastructures nouvelles ont ceci en commun : ils sont décidés par des décideurs qui pensent que le but ultime de l’humanité est de construire et consommer toujours plus. Même lorsque cette fuite en avant se caractérise par un appauvrissement démocratique, social, environnemental et finalement un appauvrissement tout court. Bref, même lorsque cette croissance des infrastructures est tout simplement insoutenable à moyen terme pour notre économie.

Pour moi qui ai vu l’autoroute A19 s’implanter en vain sur les bonnes terres agricoles du Loiret, moi qui craint que mes collègues du Conseil général continuent de restreindre les droits sociaux des habitants pour financer des routes à n’en plus finir – des routes que les gens n’auront même plus les moyens d’emprunter -, pour moi qui ne connaît pas les frontières départementales ou nationales, il était évident de se joindre à la grande chaîne humaine qui a encerclé pacifiquement, samedi dernier, les landes menacées du bocage nantais.

Et, pour démontrer ma proximité avec le monde agricole, je n’ai pas hésité à m’abreuver au tracto-bar qui sillonnait les lieux.
Vinci, dégage, gardarem les champs cultivés.

photos Sylvie D.-R. (merci Sylvie)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *