La session ouvrait hier

Indépendamment de l’accueil de M le Préfet, le conseil départemental a entamé hier sa session plénière de décembre avec le discours d’ouverture du nouveau Président, le bétonneur Marc Gaudet et un jeu de questions-réponses tout aussi traditionnel.

Pour ce qui est des propos du Président, il se focalisèrent encore une fois sur les questions budgétaires et comptables alors même que, contrairement aux usages, le budget 2018 n’est pas à l’ordre du jour et ne sera voté que durant le premier trimestre 2018.

Il fit tout de même un détour par chacune des délibérations à venir et, à propos du logement social dans les villages du Loiret, il insista sur le fait « que les personnes âgées et les personnes handicapées puissent profiter de la vie locale du centre bourg ». Il oubliait sans doute que l’accélération des projets de déviations routières écartant le trafic de ces mêmes centre-bourg contribue à leur dépérissement.

Un peu plus tard, en accueillant le Préfet, il mit en avant la déviation de la RD921 à Jargeau dont les travaux dévastateurs ont commencé. Marc Gaudet s’autorisa une grosse galéjade en prétendant que cette route est « très attendue » alors que seule une poignée d’élus archaïques en font une priorité tandis que la population est bien plus demandeuse d’investissements productifs ou de solidarité en faveur des personnes handicapées, des personnes âgées, des enfants en difficulté ou en danger … etc.

Pour ce qui est des enfants mineurs non accompagnés, c’est à dire d’enfants essentiellement migrants venus de l’étranger sans famille en France, ma collègue Marie-Agnès Courroy demanda des précisions sur les suites de la concertation tenue le 8 novembre dernier. Elle rappela la situation de ces jeunes dans le Loiret avant de souligner leur courage et la nécessité de leur assurer un avenir parmi nous.


télécharger

La Vice-présidente chargée de l’enfance, Alexandrine Leclerc, lui répondit que le Département entend bien poursuivre le travail entamé lors de cette journée de concertation très réussie. Les propositions qui en ont résulté sont en cours d’étude, le contact perdure entre les services départementaux et les associations, les organismes ou les institutions qui étaient présentes. Pour Alexandrine Leclerc, l’un des enjeux importants, c’est de réaliser les évaluations de l’âge des enfants rapidement afin de déterminer s’ils sont mineurs. Chaque retard à ce sujet « ce n’est pas facile pour ces jeunes mais c’est aussi un coût supplémentaire pour le Département ». N.B. : la « vision comptable » n’est donc pas oubliée.
Finalement, l’exécutif a décidé des moyens humains supplémentaires pour que l’évaluation de l’âge soit faite dans les cinq jours financés par l’État. Pour le reste, on est « en cours de construction » d’une réponse. Autrement dit, si les enfants reconnus mineurs restent nombreux, ils n’auront toujours comme avenir immédiat que de s’entasser dans des hôtels sordides, sans accompagnement social suffisant … jusqu’à ce que la « construction » aboutisse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *