Un exemple à suivre ?

Il y a un département qui avance dans la lutte contre l’autisme et où l’on renonce à une déviation routière afin de ne pas dilapider l’argent public (toujours rare).
Malheureusement, ce n’est pas (encore) dans le Loiret que l’on a des nouvelles aussi satisfaisantes.
Vive les Pyrénées-Orientales … et les Catalans 😉

Faisons les comptes en attendant les « assises »


La semaine passée, se tenait la session du nouveau conseil départemental dont on peut dire qu’elle ouvrait véritablement le mandat. Après les séances d’avril consacrées à la mise en place de l’assemblée, il s’agissait cette fois d’examiner des délibérations sur le fond, en l’occurrence essentiellement des décisions financières. En effet, nous avions à adopter le compte administratif retraçant les recettes et dépenses réellement engagées dans l’année 2014. Il convenait également de modifier le budget 2015 de façon à y intégrer, justement, le résultat 2014, mais aussi des ajustements répondant aux évolutions constatées en début d’année.

De simples ajustements, donc, car la majorité, bien que profondément renouvelée, ne comptait pas remettre en cause les choix du passé, ainsi que l’a exprimé le président Saury. Le budget 2015 voté en décembre dernier n’aura donc été modifié qu’à la marge. En revanche, dans la méthode, le nouvel exécutif a réaffirmé sa volonté de dialogue avec tous les partenaires de l’institution départementale et les premières « assises » ont été programmées les 7 et 9 juillet prochain pour aborder les compétences sociales du conseil départemental avec ceux qui contribuent à les exercer et, je l’espère, ceux qui défendent les intérêts des bénéficiaires.

Bref, rien n’a changé dans les comptes mais tout va (potentiellement) changer dans le projet départemental dont on verra que la majorité n’en a pas encore dessiné les contours.

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Communiqué : Terres agricoles sacrifiées, le bitume coûte cher et grignote aussi les solidarités

Le Conseil général du Loiret a conçu il y a près de vingt ans un schéma routier départemental basé sur la croissance sans fin du réseau routier au mépris des terres arables et des finances disponibles. Il semble que, sous la contrainte économique, le bon sens finira par s’imposer. Déjà l’abandon du projet de déviation de Fay-aux-Loges pourrait marquer le prochain budget départemental alors que, malheureusement, plusieurs exploitations agricoles ont déjà été démembrées par les préparatifs d’une route superflue à bien des égards. Faut-il continuer à saigner les terres cultivées pour d’autres projets qui ne verront probablement jamais le jour ?
Deux commissions d’aménagement foncier sont réunies aujourd’hui à la demande du Conseil général dont l’objectif est de faire avancer son projet de grande déviation routière autour de Saint-Denis-de-l’Hôtel et Jargeau jusqu’à Marcilly-en-Villette. Les 14 kilomètres de cette infrastructure démesurée menacent plusieurs dizaines d’hectares de terres agricoles sans parler des impacts environnementaux particulièrement nocifs en raison du pont sur la Loire qui est prévu entre Mardié et Darvoy. Or, au fil des ans, les justifications initiales de cette déviation, souvent mensongères, s’amenuisent ou disparaissent.
Personne ne nie que le trafic routier est dense dans les rues de Saint-Denis ou Jargeau. Cependant, selon ses promoteurs, la route devait répondre à un accroissement d’un tiers de la circulation qui ne s’est nullement produit. De plus, les études du Conseil général montrent que, si la déviation était construite, ces deux communes resteraient très fréquentées tandis que les communes de Mardié ou Sandillon subiraient des nuisances nouvelles. Enfin, les motivations économiques et sociales avancées il y a quinze ans ne reposent plus sur rien. En s’obstinant dans le mirage du gros investissement coûteux, le Conseil général a surtout renoncé à toute alternative concrète pour soulager les Gergoliens et Dyonisiens.
Les élus écologistes, seuls opposants à ce terrible gaspillage, s’étonnent de voir relancer ce projet de déviation qui nécessitera près de 100 millions d’euros au moment même où Eric Doligé met en scène, avec l’argent des contribuables, la prétendue asphyxie du Département. Cela s’accompagne d’une régression sans précédent des actions de solidarité qui incombent au Conseil général. Des jeunes se retrouveront à la rue, des personnes âgées resteront sans solution si elles deviennent moins autonomes, des personnes handicapées devront renoncer au service d’aide au déplacement.
En détricotant l’action sociale du Département pour le plaisir de couvrir le territoire de bitume, les conseillers généraux portent une lourde responsabilité envers la population actuelle et les générations futures. Les écologistes ne seront pas complices de cette politique qui accroît les inégalités et la misère.