Ça (trajectoire) plane pour les vieux dans le Loiret

J’ai assez abondamment disserté sur ma proposition de réduction de la fiscalité départementale sur l’électricité ici ou sur les réseaux sociaux. Néanmoins, ce ne fut pas la seule question abordée lors de la session de la semaine dernière. Agriculture, services publics et tarification des établissements médico-sociaux appelèrent également des débats contradictoires au sein de l’assemblée départementale. Tout cela, ne l’oublions pas, dans un contexte de réduction des dépenses de fonctionnement due au pacte, que j’ai déjà évoqué, par lequel le gouvernement impose au Département de ne pas accroître ses dépenses de plus de 1,2 %.
Curieusement, cette austérité obligatoire a conduit la majorité à une doctrine de la « trajectoire plane » pour ses choix budgétaires. Trajectoire plane, cela veut dire que les dépenses en 2019 devront rester identiques à celles réalisées en 2017 chaque fois que leur évolution ne dépend que des décisions du conseil départemental. Ainsi, tout en trouvant scandaleuse la limite imposée par l’État (+1,2 % maximum), le Département contraint ses partenaires à se débrouiller avec +0 % de dépenses tandis que l’inflation repart à la hausse. Il est probable que les services rendus, eux, diminueront. C’est à craindre notamment dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (les EHPAD).
Selon Pauline Martin, Vice-Présidente en charge des finances, forcer une « trajectoire plane » pour tous, c’est la condition pour ne pas avoir à supprimer certaines dépenses en faisant des choix entre les différentes actions. Or, c’est justement ce que je conteste, par exemple lorsque je propose de cesser toute intervention dans le domaine de l’agriculture dans la mesure où il s’agit d’une compétence facultative du Département et qu’il n’y applique aucune orientation politique d’intérêt public.
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Un mois déjà, mais le compte-rendu est là

Il y a bientôt un mois se tenait la dernière session du conseil départemental dont je vous ai déjà rapporté les débats de la première journée au cours de laquelle l’on s’était attardé sur le bilan des inondations. Le lendemain, vendredi 10 juin, l’assemblée loirétaine reprenait son travail pour traiter des affaires ordinaires. Mieux vaut tard que jamais, voici mon appréciation, toujours subjective, des décisions prises ce jour-là, en particulier le plan pluriannuel d’investissement 2016-2021 qui ne prévoit pas certains projets indispensables pour les jeunes de l’aide sociale à l’enfance (ci-contre manifestation des jeunes étrangers isolés) comme pour l’hébergement des personnes handicapées … alors qu’on y trouve l’inscription de 60 millions d’euros pour le projet de pont de Jargeau, lequel demandera encore quelques dizaines de millions à trouver à partir de 2022. Si toutefois mes collègues ne finissaient pas par se rendre à la raison et abandonner ce projet démesuré et néfaste.

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