Communiqué : le Département du Loiret campe sur ses certitudes dépassées

Le conseil départemental du Loiret entame ce jeudi une session plénière placée sous le signe de la canicule. Le contraste est considérable avec la session de juin 2016 qui fit face aux inondations exceptionnelles frappant le Loiret. Dans les deux cas, cependant, il est indéniable que le climat de la planète nous joue des tours et que cela s’avère souvent dramatique.

Et pourtant, l’assemblée départementale n’y verra certainement aucune raison de remettre en cause ses priorités datant du siècle dernier. L’élément phare du projet de mandat reste plus que jamais le projet de déviation routière à Jargeau, lequel, avec près de 100 millions investis et 100 hectares de terres bétonnées, serait avant tout un gros coup de pouce donné à la pollution sous toutes ses formes. Au lieu d’amorcer localement une transition écologique désormais pilotée par le ministre Nicolas Hulot, le Loiret persiste à développer une économie basée sur les émissions de gaz à effet de serre et la destruction de l’environnement.
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Le vote du budget en detail

Comme promis, je voudrais maintenant retracer les débats les plus marquants de la session de la semaine dernière, session au cours de laquelle le conseil général a adopté un budget marqué par des coupes non négligeables dans le domaine de la solidarité. Ces choix nous ont été présentés comme la conséquence de restrictions imposées par l’Etat. Néanmoins, il est clair que la majorité n’entend surtout pas renoncer aux investissements plus ou moins contestables qui endettent durablement le Département. Cela laisse penser que les marges de manœuvre ne sont pas dégradées au point de justifier les suppressions ou réductions de pan considérables de l’action sociale. C’était le sens du communiqué des élus socialistes, écologistes et républicains que vous avez déjà lu ici.
Je me propose donc de vous en dire plus – beaucoup plus 😉 – sur les multiples points de divergences qui sont apparus en séance les jeudi 3 et vendredi 4 avril. Une nouvelle fois, les écologistes, Estelle Touzin et moi-même, fûmes à la pointe du combat, contraints de nous opposer à de nombreuses reprises aux décisions de la majorité, aussi bien pour limiter les dépenses incongrues dans certains domaines que pour préserver un budget raisonnable là où ça compte vraiment. A tel point que nous nous attirâmes ce commentaire ironique de la part du président Doligé : « ah, vous êtes encore contre, on voit bien que vous êtes sortis du gouvernement, plus rien ne va ».
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