Pour préparer un futur sans pétrole, le Loiret va continuer de construire des routes

La session dont je poursuis ici le récit s’est un peu animée jeudi après-midi.
Il était notamment question du projet de territoire établi dans le cadre de la démarche de prospective baptisée « Loirétains demain ». C’est l’occasion pour le Département de se projeter 30 ans dans le futur et d’adopter des objectifs qui anticipent les évolutions de la société. En matière de déplacements et de transports, cela conduit à d’épouvantables contradictions puisque ce travail de prospective démontre clairement l’inutilité et la nocivité d’un des projets majeurs du mandat actuel. Mais l’essentiel est que l’exécutif prenne les choses avec le sourire. Et aussi, qu’il affiche sa fierté d’avoir adopté deux « plans d’actions » dont les mesures sont loin d’être convaincantes.

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Le département du Loiret volontaire pour défendre … l’institution départementale

Jeudi dernier, aux premiers jours d’un été déjà largement anticipé par la météo, le conseil départemental se réunissait en assemblée plénière pour sa session de juin, la première depuis que le pays entier a choisi de se mettre « en marche ». Les orientations du conseil départemental, très conservatrices sous des dehors d’innovation permanente, furent malheureusement conformes aux craintes que j’avais exprimées la veille dans un communiqué.

Le bouleversement politique apparu lors des récentes élections présidentielle et législatives occupa bien entendu une grande part du débat de politique générale qui constitue traditionnellement la première séance. Outre cette séance de jeudi matin, dont je me propose de rendre compte ici, je consacrerai un deuxième billet à la séance de l’après-midi (la plus chaude au dehors comme au dedans) puis conclurai par la séance du vendredi.

C’est donc par l’actualité nationale que le Président Hugues Saury ouvrit les débats, reconnaissant volontiers que « le paysage politique a changé ».

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Surprenants écolos

Les travaux de la session se poursuivaient vendredi avec l’examen des différents rapports occultés la veille par le grand débat sur la réforme territoriale. Celui-ci ne reprit qu’en toute fin de séance avec la discussion de 3 vœux élaborés par la majorité départementale et son président histoire de poursuivre sa petite bataille personnelle de sénateur d’opposition.

Comme prévu, pour moi, élu écologiste, plusieurs sujets à l’ordre du jour prenaient plus d’importance que les jérémiades à propos de frontières régionales ou départementales. Il s’agissait de l’agenda 21 d’une part et du schéma d’orientation pour les espaces naturels sensibles, notamment. Su ces deux thèmes et sur un autre sujet ayant trait à l’écologie, les propositions de la majorité départementale étaient loin d’être satisfaisante. Fallait-il néanmoins les soutenir pour valoriser le fait que l’on sorte d’années d’atermoiements sur ces problématiques majeures ? Ou bien s’opposer frontalement pour montrer que le compte n’y était pas ? Avec ma collègue Estelle Touzin nous avons choisi de nous abstenir afin de ne pas cautionner sans pour autant renier certaines annonces mirobolantes.

Les élus de droite feindront de s’en étonner comme Xavier Deschamps qui s’exclamera au final : « chaque fois que l’on parle d’environnement, les écologistes s’abstiennent ». Il faut dire que le conseil général du Loiret a vraiment une drôle de façon de se préoccuper de l’environnement. Bref, nous ne sommes pas de si « surprenants écologistes » si nous ne nous y retrouvons pas … contrairement à ce titre dans la presse.
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Un Conseil général de droite avec un gouvernement de gauche : que de lamentations !

Comme toute les sessions plénières, celle qui s’ouvrait ce matin débuta par une énumération des différents points à l’ordre du jour par le Président Doligé, lequel ne tarda par à basculer dans une bataille hargneuse contre le gouvernement en place. Eh oui, depuis un an, ce n’est plus Nicolas Sarkozy qui conduit la France : en admettant que l’on va toujours dans le mur, du moins n’y va-t-on plus assez vite au goût de l’UMP.
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