Entrée en matière contrastée pour le budget 2015

L’assemblée départementale entamait hier une semaine de session plénière consacrée au vote du budget tandis qu’une contestation inédite s’exprimait à nos portes, rassemblant l’ensemble des organismes qui assurent l’hébergement de personnes handicapées.
A l’intérieur, le climat était plus calme, les esprits étant sans doute déjà tournés vers la future campagne électorale qui se prépare pour les élections départementales des 22 et 29 mars prochain.

En attendant, jusqu’à vendredi, il faudra quand même examiner avec attention le budget préparé par la majorité pour l’année 2015. Hormis le lancement de la labellisation de l’Agenda 21, il n’y aura pas vraiment d’autres décisions prises dans les jours qui viennent.
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Le Gâtinais menacé par les gaz de schistes

Je vous appelle à aller d’urgence réagir sur le site du ministère de l’écologie qui a lancé une consultation à propos de demande de permis de recherche d’hydrocarbures dans le Loiret. Il s’agirait d’accorder à une multinationale l’autorisation de creuser des puits en vue de trouver du pétrole mais en fait certainement pour découvrir et exploiter des gaz de schistes.
Il y a quelques jours seulement, suite à une mobilisation exemplaire, le même type de demande a été rejeté dans le Lubéron. A cette occasion, Ségolène Royal avait déclaré que si une entreprise procède à des forages, « elle pourra nous dire : « Je n’ai pas trouvé les hydrocarbures traditionnels que je cherchais, mais j’ai foré jusqu’à la roche mère, où je pense que se trouve un peu de gaz de schiste. J’ai procédé à des investissements, ces forages m’ont coûté cher : laissez-moi maintenant provoquer des explosions pour récupérer du gaz de schiste ! » C’est précisément cela que je ne veux pas voir, non seulement dans le parc du Lubéron, mais partout ailleurs ! »
La députée Laurence Abeille lui a rappelé cette déclaration dans une question écrite à propos des demandes de permis de « Dicy » et de « Cezy » qui nous concernent directement dans l’Est du Loiret.
Il nous faut absolument réussir à obtenir que ce « partout ailleurs » de la Minisitre de l’écologie englobe bien le Gâtinais. Il faut aller dire que, pour la transition énergétique, nous préférons la polyculture et la méthanisation qui sont à l’oeuvre à Château-Renard plutôt que la prospection de ressources fossiles dont l’exploitation ne ferait qu’aggraver les risques climatiques.
Il y a urgence. Pour vous exprimer, je le rappelle, c’est là.
Je trouve d’autant plus déplorable d’avoir à se mobiliser ainsi que, il y a deux ans, ma collègue Estelle Touzin et moi-même avions proposé au Conseil général de se prononcer clairement à ce sujet au moyen d’un vœu officiel. Nous n’avions pas été suffisamment suivis, malheureusement, bien qu’Eric Doligé ait conclu en soulignant que « le vœu n’est pas adopté mais il est entendu ».

PS: Je vous invite également à consulter le texte d’un communiqué que j’ai rédigé hier pour EELV Orléanais.

Communiqué : Pour des collectivités territoriales au service des citoyens

Les conseillers généraux écologistes du Loiret, Thierry Soler et Estelle Touzin, participaient le week-end dernier à une table ronde sur la réforme territoriale dans le cadre des journées de rentrée d’EELV Centre et en présence de Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au sénat. Tous ont souligné l’importance de se mettre d’accord sur les compétences des collectivités territoriales plutôt que de s’affronter à propos de leur redécoupage.
A Joué-les-Tours, de droite à gauche, Saadika Harchi, Jean-Vincent Placé et Thierry Soler.

Cette préoccupation rejoint un vote unanime de la dernière session du Conseil général du Loiret: le voeu que la réforme territoriale aboutisse à la clarification des compétences départementales avant les élections prévues en mars prochain. Après cinq ans de tergiversations de plusieurs gouvernements successifs, il est plus que temps de résoudre le principal problème posé par l’organisation territoriale du pays, à savoir l’empilement des multiples échelons administratifs qui interviennent dans tous les domaines.

Cela étant, les élus écologistes se sont élevés avec force contre la façon dont la majorité UMP du Département s’emploie à accuser la gauche de tous les maux. La dernière trouvaille consiste à demander aux agents du conseil général d’expédier aux mairies et aux associations du Loiret un pamphlet au liséré bleu blanc rouge qui annonce la fin des financements de projets par la faute du gouvernement. Ce tract partisan a été assumé par Eric Doligé qui y voit même un service rendu aux destinataires, ces « partenaires » du conseil général qui ont déjà subi le report du budget 2014 du Loiret et qui sont ainsi informés qu’il ne faut plus compter sur aucun financement en 2015.

En employant les ressources de la collectivité pour cette stratégie partisane à outrance, la majorité départementale tente de justifier des mesures contestables comme l’abandon de sa politique de lutte contre les inondations et l’augmentation brutale de la taxe sur la consommation finale d’électricité. Mais si les choses allaient aussi mal que cela, comment expliquer que perdure l’illusion du doublement de la ligne LGV Paris-Lyon à travers nos régions ?

Surprenants écolos

Les travaux de la session se poursuivaient vendredi avec l’examen des différents rapports occultés la veille par le grand débat sur la réforme territoriale. Celui-ci ne reprit qu’en toute fin de séance avec la discussion de 3 vœux élaborés par la majorité départementale et son président histoire de poursuivre sa petite bataille personnelle de sénateur d’opposition.

Comme prévu, pour moi, élu écologiste, plusieurs sujets à l’ordre du jour prenaient plus d’importance que les jérémiades à propos de frontières régionales ou départementales. Il s’agissait de l’agenda 21 d’une part et du schéma d’orientation pour les espaces naturels sensibles, notamment. Su ces deux thèmes et sur un autre sujet ayant trait à l’écologie, les propositions de la majorité départementale étaient loin d’être satisfaisante. Fallait-il néanmoins les soutenir pour valoriser le fait que l’on sorte d’années d’atermoiements sur ces problématiques majeures ? Ou bien s’opposer frontalement pour montrer que le compte n’y était pas ? Avec ma collègue Estelle Touzin nous avons choisi de nous abstenir afin de ne pas cautionner sans pour autant renier certaines annonces mirobolantes.

Les élus de droite feindront de s’en étonner comme Xavier Deschamps qui s’exclamera au final : « chaque fois que l’on parle d’environnement, les écologistes s’abstiennent ». Il faut dire que le conseil général du Loiret a vraiment une drôle de façon de se préoccuper de l’environnement. Bref, nous ne sommes pas de si « surprenants écologistes » si nous ne nous y retrouvons pas … contrairement à ce titre dans la presse.
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Communiqué : Les droits de l’enfant d’abord, dans le Loiret comme ailleurs

Élus écologistes du département du Loiret, nous avons appris par voie de presse la publication d’un arrêté du président du conseil général qui annonce l’abandon de sa mission d’accueil des enfants en danger lorsqu’il sont étrangers.
Nous nous insurgeons contre cette décision qui tend à placer le département dans l’illégalité pour des raisons purement comptables alors qu’il s’agit avant tout d’un drame humain, celui d’enfants isolés auxquels nous devons protection.
Les élus écologistes n’ont jamais nié la difficulté financière que crée cette situation. Depuis quelques mois, le gouvernement a mis en place un dispositif de répartition nationale dont nous attendons les effets.
A l’instar d’autres présidents départementaux de l’UMP, le président Doligé a choisi la voie de l’affrontement politicien avec le gouvernement, sur cette question comme sur biens d’autres. Nous souhaitons que l’intérêt des enfants reprennent le dessus dans ce débat et qu’il soit mis fin à la politique de terre brûlée en matière sociale dans le Loiret.

Estelle Touzin & Thierry Soler,
Conseillers généraux du Loiret