Des trains pour tous !

L’actualité ferroviaire nous ramène un débat qu’on croyait enterré : faut-il une ligne grande vitesse (LGV) pour mieux desservir notre région ?

Le Conseil général veut en effet adopter à la fin du mois une nouvelle délibération en faveur de la LGV baptisée Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) en essayant de défendre le tracé le plus aberrant. En effet, les élus majoritaires persistent à ignorer les besoins de proximité des Loirétains et se focalisent encore sur les promesses de compétitivité, rayonnement et attractivité, ces fadaises qui permettent de justifier n’importe quel grand projet inutile et imposé (GPII, c’est le sigle qu’on retient par exemple pour le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes). En fait, seuls les écologistes voient les choses autrement.

Cela m’a donné l’occasion de développer nos propositions dans le journal régional de France 3 de mardi. Avec deux arguments qui commencent à faire leur chemin même chez les grands bâtisseurs invétérés : d’une part on se rend compte que la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) ne s’intéressent qu’à la liaison Paris-Lyon et pas du tout à Orléans ou Clermont-Ferrand ; d’autre part, il faut bien reconnaître qu’à part les clients de cette liaison Paris-Lyon, personne n’est à 10 minutes près pour se déplacer à travers le Massif Central.

Interview sur France 3 par Solercg45

L’ensemble du journal de France 3 sera disponible pendant quelques jours et la question commence à être traitée après 7 minutes et demi.

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Tout le monde peut se tromper

Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ont au moins un point commun, ils ne croient pas les scientifiques qui ont démontré que le climat de la planète subi une évolution d’une rapidité jamais connue dans l’histoire de l’humanité. Eh bien, ils ont raison de se méfier. Car les scientifiques sont faillibles. D’ailleurs il y a même des gens pour affirmer que c’est le propre de la démarche scientifique que de faire des hypothèses incertaines puis d’écarter celles qui sont erronées.

La preuve : les neutrinos qui avaient dépassé la vitesse de la lumière étaient dopés par un GPS défectueux. Le record ne sera pas homologué et c’est toujours Albert Einstein qui reste inscrit dans les tablettes avec ses 299 792 km par seconde comme vitesse indépassable. Les chercheurs qui avait annoncé à grand fracas que leurs neutrinos allaient plus vite sont donc condamnés à recommencer l’expérience en améliorant les vérifications. Une chance pour eux, Claude Allègre est trop occupé par son soutien à Sarkozy pour les accuser d’imposture scientifique. Il réserve ses diatribes mensongères aux centaines de savants impliqués dans les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).