Faut-il demander leur avis à celles et ceux que l’on gouverne ?

Pour finir mon compte-rendu -tardif – de la dernière session plénière du conseil départemental du Loiret, il me reste à aborder le sujet qui fut mis à l’honneur à cette occasion : le numérique, ses installations et ses usages. Cette aspect thématique, développé désormais à chaque session, est sans doute une bonne idée mais encore faudrait-il qu’il y ait quelque chose à mettre en débat. Sinon, il s’agit d’une simple opération de communication qui n’a pas grand-chose à voir avec la réunion de l’assemblée élue. Et je ne parle même pas d’ouvrir le débat à la population elle-même puisque, vous le verrez, ce n’est vraiment pas le souci du président Gaudet.

Comme, je ne m’attendais pas à ce que le thème ne soit là que pour amuser la galerie, j’avais quand même apporté mon point de vue sur le sujet, à défaut de pouvoir faire évoluer les décisions. Le plus drôle, c’est que, comme j’abordais la question de la démocratisation de ces prises de décisions, justement, Marc Gaudet s’enflamma pour défendre le rôle des élus qu’il estime non seulement prépondérant mais exclusif pour ce qui est de gouverner la société. Pour lui, une fois que les citoyens ont désigné leurs représentants, ils n’ont plus qu’à rentrer sagement chez eux jusqu’aux prochaines élections. Ensuite, les élus se chargent de tout.

Le principe connaît une application au sein même du conseil départemental. Une fois le président élu par l’assemblée avec les membres de l’exécutif, les élus de la majorité (et parfois de la minorité) n’ont plus qu’à siéger gentiment et écouter l’énoncé des décisions qu’il leur suffira ensuite de valider.
Bref, en ce qui concerne le numérique, nous étions plutôt dans l’opération de communication institutionnelle que dans l’intelligence collective.
Mais comme je reste attaché aux vertus de la délibération, je suis donc intervenu, quasiment seul, dans le grand débat thématique de la session.
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